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Le thermomètre devrait avoisiner les 35 °C au départ de la 78e édition des CrowdStrike 24 Heures de Spa. Des conditions rarement observées dans les Ardennes, qui obligent pilotes et équipes à adapter leur préparation, mais aussi leur stratégie de course.
À Spa-Francorchamps, les équipes sont habituées à préparer la pluie. Cette année, c’est la chaleur qui monopolise toutes les attentions. Pilote officiel Mercedes-AMG depuis 2008, Maro Engel dispute ce week-end sa onzième participation aux 24 Heures de Spa et il ne cache pas son étonnement.
« Nous n’avons pas vraiment d’expérience avec des températures comme celles-ci ici. C’est certainement l’un des week-ends les plus chauds dont je me souvienne à Spa. En 2006, en Formule 3 britannique, nous avions connu un week-end avec près de 40 °C, donc nous sommes encore légèrement en dessous. Il avait également fait très chaud avant la course de Spa en 2019, mais les températures avaient ensuite baissé le jour de la course », explique l’Allemand.
La préparation a donc été adaptée. Plus encore que l’entraînement physique, c’est l’hydratation qui devient la priorité. « Depuis le début du week-end, je fais particulièrement attention à boire beaucoup et à absorber suffisamment d’électrolytes. Si vous ne le faites pas, la quantité de liquide perdue pendant un relais est énorme et le risque de fatigue musculaire ou d’épuisement augmente très vite. »
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Pour limiter les effets de la chaleur dans le cockpit, les pilotes disposent de plusieurs solutions : « Nous utilisons des gilets réfrigérants et je mouille également mes sous-vêtements avant de monter dans la voiture. Cela permet à l’air qui circule dans le cockpit de mieux refroidir le corps. Après chaque relais, notre kinésithérapeute nous attend avec une bouteille d’eau et une serviette froide. En dehors de ça, j’essaie de rester autant que possible à l’ombre ou dans des pièces climatisées. »
Ces conditions pourraient aussi avoir un impact direct sur le déroulement de la course : « Il est tout à fait possible que nous décidions de raccourcir certains relais pour réduire la fatigue des pilotes. Dès que la déshydratation ou une baisse de concentration deviennent un facteur, il faut savoir réagir. »
Au-delà de la fiabilité mécanique, « la chaleur représente également un défi technique. L’équipe doit veiller à ce que le moteur et les freins restent aussi froids que possible. En plus de cela, ces températures modifient le comportement du circuit. Le niveau d’adhérence diminue sensiblement, ce qui signifie que l’asphalte offre beaucoup moins de grip. »
Malgré toutes ces précautions, Engel s’attend à terminer le week-end avec plusieurs kilos en moins « Si je reste discipliné sur l’hydratation, je pense tout de même perdre entre deux et deux kilos et demi pendant le week-end. Ensuite, la récupération sera la priorité : dormir, bien manger, continuer à s’hydrater et laisser le corps récupérer avant la prochaine course. »
La gestion de la chaleur sera donc bien l’une des clés de cette 78e édition des CrowdStrike 24 Heures de Spa.
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