Endurance et F1 : un calendrier 2027 enfin compatible pour trois grandes classiques

Le calendrier F1 2027 vient d’être dévoilé, et une bonne nouvelle en ressort pour l’endurance : les 24 Heures du Mans, du Nürburgring et de Spa évitent toutes les trois un chevauchement avec un Grand Prix l’an prochain. Une configuration qui doit beaucoup à l’appétit grandissant de plusieurs pilotes de F1 pour la discipline.

Après avoir chevauché le week-end du Grand Prix du Canada en 2025 et 2026, la 95e édition des 24 Heures du Mans (9-13 juin) retrouve un calendrier dégagé, calée entre Monaco (4-6 juin) et le Portugal (18-20 juin).

Les 24 Heures du Nürburgring profitent du même répit, programmées du 27 au 30 mai 2027 dans le vide laissé entre les Grands Prix du Canada (21-23 mai) et de Monaco (4-6 juin). Une aubaine qui arrive un an après les débuts remarqués de Max Verstappen dans la classique allemande : le quadruple champion du monde de F1 s’était aligné en mai dernier au volant d’une Mercedes-AMG GT3 de Team Verstappen Racing, partagée avec Lucas Auer, Jules Gounon et Daniel Juncadella, sur un plateau de 161 voitures.

Le dossier le plus emblématique reste néanmoins celui des 24 Heures de Spa, programmées du 24 au 27 juin 2027, dans l’espace laissé libre entre le Portugal et le Grand Prix de Grande-Bretagne (2-4 juillet).

Le pilote Red Bull avait lui-même relancé le sujet en juillet dernier, en marge du week-end du Red Bull Ring, réclamant publiquement une date compatible avec son calendrier F1 pour 2027. « J’aimerais moi aussi y courir. J’ai déjà prévenu que je verrai ce que je peux faire l’année prochaine, donc j’espère qu’ils programmeront ça un week-end sans Formule 1. » Une demande à laquelle Stéphane Ratel, fondateur et patron de SRO Motorsports Group, promoteur de l’épreuve, avait répondu favorablement : « Si on ne rentrait pas en conflit avec la Formule 1, on serait très intéressés, vraiment très intéressés. S’il y a quoi que ce soit qu’on puisse faire, on le fera. »

Verstappen n’est d’ailleurs pas le seul pilote de F1 à avoir manifesté son intérêt pour la classique ardennaise : Lance Stroll, déjà engagé en GT World Challenge Europe au Castellet cette saison, ainsi que le leader du championnat du monde de F1, Kimi Antonelli.

Cette perméabilité croissante entre F1 et endurance ne se limite d’ailleurs pas au GT3. Lando Norris, champion du monde de F1 en titre, a lui aussi multiplié les incursions du côté de l’Hypercar cette saison, avec un second roulage au volant de la McLaren MCL-HY à Portimão Une manière pour le Britannique de se familiariser avec la voiture qui portera les couleurs de McLaren en WEC dès 2027 même si, contrairement aux trois classiques citées plus haut, le championnat du monde d’endurance n’échappe pas totalement au calendrier F1 l’an prochain, avec plusieurs chevauchements recensés entre les deux championnats.

Florian Defet

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club