Quelques minutes après avoir décroché la pole position des 24 Heures du Mans grâce à Jack Aitken, la Cadillac V-Series.R n°38 a été rétrogradée au dixième rang de la grille de départ. En cause : ne pas avoir attendu le signal de la direction de courseau moment de rejoindre la fast lane lors de l’Hyperpole 2. Une décision que le clan Cadillac Hertz Team JOTA accepte, tout en rappelant que la performance affichée sur la piste reste intacte.
C’était assurément le rebondissement de cette Hyperpole 2026. Auteur d’un chrono de 3:22.559, Jack Aitken avait initialement offert à la Cadillac V-Series.R n°38 la pole position des 24 Heures du Mans au terme d’un duel haletant avec la BMW M Hybrid V8 n°15 de Dries Vanthoor.
Mais quelques instants plus tard, alors même que la cérémonie d’Hyperpole se préparait, les commissaires sportifs annonçaient une sanction lourde de conséquences : l’annulation du meilleur tour de la Cadillac n°38.
Les commissaires ont reproché à l’équipage Cadillac de ne pas avoir respecté les instructions du directeur de course : « Le pilote n’a pas respecté les instructions du directeur de course en quittant la working lane pour rejoindre la fast lane avant d’y être autorisé. »
Concrètement, la Cadillac n°38 a quitté son emplacement dès l’extinction des feux alors que la procédure de libération des voitures n’était pas encore effective. Consciente de la situation, l’équipe a toutefois fait revenir la voiture dans la voie des stands à l’issue de son tour d’installation afin de la replacer en fin de file. Un geste qui n’a pas suffi à convaincre les commissaires, lesquels ont maintenu la sanction.
Le meilleur temps de la Cadillac a donc été supprimé, faisant chuter l’équipage composé de Sébastien Bourdais, Earl Bamber et Jack Aitken à la dixième place sur la grille de départ.
Interrogé par Endurance24, Sam Hignett, directeur de Cadillac Hertz Team JOTA, n’a pas cherché à contester les faits. « Nous savons exactement ce qui s’est passé pendant cette Hyperpole 2. Il y a eu une erreur de timing qui a conduit à libérer la voiture trop tôt dans la file. Elle s’est donc retrouvée en tête de la file. C’est pour cela qu’elle a ensuite traversé la voie des stands afin de se replacer à l’arrière du groupe. Mais malgré cela, nous avons reçu une pénalité. Mais le résultat, c’est que la n°38 reste la voiture la plus rapide du Mans. Et c’est ça le plus important. Cela reste très positif. Après tout, la voiture en pole ne gagne jamais Le Mans*, donc ce n’est pas forcément une mauvaise chose. »
Le dossier aurait pu connaître un autre protagoniste. La Genesis GMR-001 Hypercar n°17 s’est retrouvée dans une situation comparable en quittant également sa working lane avant l’autorisation officielle.
Toutefois, les commissaires ont estimé que la réaction de l’équipe avait été suffisamment rapide pour éviter une sanction sportive. « La voiture n°17 a immédiatement été repoussée dans son emplacement de travail par les mécaniciens. Les commissaires ont considéré que la voiture était revenue dans sa zone avant l’autorisation de rejoindre la fast lane et qu’elle avait ensuite respecté la procédure. »
Genesis s’en sort donc avec un simple avertissement, sans conséquence sur sa position sur la grille. Cette différence d’interprétation a permis à la marque coréenne de conserver sa qualification dans le top 10, tandis que Cadillac a vu s’envoler une pole position acquise sur la piste.
Reste désormais à savoir si la n°38 saura transformer sa frustration en motivation supplémentaire samedi. Une chose est sûre : malgré son recul au dixième rang, elle fait toujours partie des grandes favorites pour la victoire.
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