« Il y avait clairement un loup » : le nouveau châssis qui a relancé la n°43

Auteur de la pole position ce samedi à Silverstone, Tom Dillmann traverse une deuxième partie de saison éclatante au volant de l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition, qu’il partage avec Jakub Smiechowski et Nick Yelloly. Une dynamique retrouvée que le Français attribue en grande partie à un changement de châssis opéré en juillet.

« Cette année, on avait un nouveau châssis à partir de Barcelone, et on avait un peu de mal, » nous a expliqué Tom Dillmann. « Donc on a changé à Imola, et ça fonctionnait tout de suite mieux. On l’a vu avec Spa : deuxième en qualif, maintenant premier, et la vitesse en course qui est redevenue comme elle était l’année dernière. Il y avait clairement un loup. C’est dommage, on a perdu trois courses avec ça. Mais on va faire au mieux pour essayer de gagner encore les deux qui restent. »

Étonnamment, la victoire aux 24 Heures du Mans en juin n’a pas été acquise avec ce châssis providentiel. « Non, au Mans, on avait le châssis de début de saison. On se demande si ce n’est pas parce qu’il y a moins d’appuis aéro là-bas, donc moins sensible. L’autre châssis, on avait beaucoup de mal à le mettre dans sa fenêtre de fonctionnement. Alors que là, notre fenêtre est beaucoup plus large, et c’est plus facile. »

© Julien Delfosse / DPPI

Sur les qualifications, longtemps point faible de l’équipe : « Depuis 2024, ce n’était pas vraiment notre point fort. On a progressé en 2025, et en 2026, ça s’est tout de suite bien passé, même au Mans où je fais le meilleur temps en Hyperpole. On continue de progresser sur les petites choses. On n’est pas encore les meilleurs, mais depuis que je suis dans l’équipe en opérationnel, on est beaucoup mieux, ça se voit sur les courses, on gagne de plus en plus. »

Une tendance confirmée par la pole position signée en 1:43.279 ce samedi : « En réalité, je n’ai fait qu’un seul tour valable. J’ai rattrapé la n°22 trop vite en fin de premier tour, et j’ai dû abandonner le suivant. Sur le troisième, les pneus étaient cuits. » De quoi être plus serein au départ : « C’est clairement plus simple de garder le nez propre dans les premiers virages. On a vu à Spa que ça avait été un peu le bazar. »

Une clarté technique retrouvée qui relance la course au titre pour l’équipage de la n°43 : « Un point de plus. On est toujours en vie pour le championnat, on va voir. » Avant la course de ce dimanche, le trio accuse toutefois encore un déficit de 27 points sur les co-leaders du championnat Forestier Racing by Panis et United Autosports, une remontée qui devra donc se poursuivre sur les deux dernières manches de la saison, sans oublier l’équipage de la voiture sœur n°34 avec à son bord Reshad de Gerus et Bijoi Garg, comptant le même nombre de points avec deux deuxièmes places et la quête d’une première victoire cette saison.

Florian Defet

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club