© Andrea Lorenzina / DPPI
Après avoir renoué avec la victoire aux 24 Heures du Mans, Toyota a connu un coup d’arrêt à São Paulo, sans le moindre point marqué. À l’aube d’une deuxième partie de saison à l’issue plus incertaine que jamais, le clan nippon entend transformer cet électrochoc en déclic sur un tracé où il ne s’est jamais imposé.
Un mois après avoir décroché sa sixième victoire aux 24 Heures du Mans, Toyota est reparti bredouille du Brésil : les n°7 et n°8 n’ont marqué aucun point à São Paulo, effaçant l’avance construite dans la Sarthe. « Le Brésil n’a vraiment pas été bon pour nous, » reconnaît Sébastien Buemi. « On n’a pas fait un bon boulot, on n’a pas marqué de points, on n’était pas vite. Et toute notre avance du Mans a fondu comme neige au soleil. »
« Je pense qu’on n’était pas vite, déjà, c’était le problème principal. Après oui, il y a eu des erreurs, des pénalités, des contacts. On ne se serait pas battu pour le podium, mais je pense qu’une 6e-7e ou 7e-8e place, on aurait pu la faire. C’est un électrochoc, c’est sûr qu’on n’a pas été content de faire ce qu’on a fait là-bas. On a travaillé dur pour rebondir. »
© Julien Delfosse / DPPI
À Austin, la chaleur attendue place la gestion des pneus Hard (adaptés aux fortes températures) au cœur des débats, un composé jusque-là très peu sollicité par les équipes en 2026.
Pour préparer ce paramètre, Toyota a participé à des essais au Texas fin juillet, partageant la piste avec Genesis : « C’est un atout d’être venus ici, » souligne Buemi. « Je pense que c’est important dans le championnat, cette course, parce qu’il faut qu’on arrive à marquer des points après ce qui s’est passé au Brésil. »
David Floury relativise toutefois la portée des données récoltées : « La piste va aussi évoluer, les conditions ne sont pas tout à fait identiques à ce qu’on a connu en test. Elle va aussi se gommer au fur et à mesure du week-end, ce qui est toujours plus difficile quand on roule avec un nombre de voitures limité. »
Concernant le potentiel de performance de la TR010 Hybrid : « Difficile de dire, surtout que la photo n’est pas fondamentalement différente par rapport à São Paulo. Après, la nature des circuits est un peu différente, » précise-t-il.
Et d’ajouter : « BMW fait une très belle saison, ce sont des compétiteurs qu’on respecte énormément. Et Ferrari, mine de rien, n’est pas très loin derrière non plus, il va falloir travailler dur pour aller chercher l’un ou l’autre des championnats, de préférence les deux. »