WRT fera son entrée dans la catégorie reine du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec deux BMW M Hybrid V8, ainsi qu’avec deux BMW M4 GT3 en LMGT3. Après avoir évoqué le programme LMDh, Vincent Vosse partage avec Endurance24, dans cette deuxième partie, ce qui attend son équipe en GT3…
BMW M Team WRT sera donc actif sur les deux fronts en WEC. Comment l’équipe sera-t-elle structurée ?
« Les deux programmes ne sont pas liés dans le sens où ce n’est pas du tout la même équipe technique. Pour ceux qui ont l’habitude de nous suivre sur les courses GT, ils peuvent constater que ce ne sont pas du tout les mêmes personnes. Donc, ce sont deux équipes complètement séparées. Cependant, en ce qui concerne la communication, le marketing ou la gestion, nous restons une entreprise, une seule équipe au final, mais techniquement, les deux équipes sont distinctes. »

© Nico Deumille
La GT3 n’a plus de secret pour vous. Cette catégorie LMGT3 arrive avec son lot de spécificités, notamment des pneus Goodyear, est-ce une nouvelle approche pour vous ?
« C’est une nouvelle approche car d’abord, nous avons une voiture avec laquelle nous effectuons toujours des essais et que nous apprenons toujours à maîtriser. Nous découvrons encore un peu cette M4 que nous avons pris en main il y a un an à Barcelone, avec laquelle nous venons de participer à notre première saison. Évidemment, un nouveau type de pneumatique, c’est toujours une découverte. Nous venons de découvrir les pneus 2024 qui seront utilisés en WEC. »
En parallèle, allez-vous poursuivre en Fanatec GT World Challenge Europe ?
« Bien sûr. Ce type de championnat ou plus globalement les championnats SRO, c’est un peu ce qui a été la porte d’entrée pour WRT en sport automobile. Et évidemment, nous ne comptons pas du tout cesser nos activités en GT World Challenge. »
Nous avons besoin de sept châssis.
Avec autant de programmes, comment vous organisez-vous ?
« Aujourd’hui, nous travaillons dans l’équipe avec sept châssis différents au niveau du GT. Je pense que nous pouvons rester sur cette base pour notre programme à venir. Sept. Cela ne donne pas le nombre de voitures que nous engageons dans les différents championnats, mais avec les courses intercontinentales, avec les 24 Heures de Dubaï éventuellement (l’équipe a fait le choix de jeter l’éponge récemment. Ndlr), le début au Qatar, les tests en Europe, etc, nous avons besoin de sept châssis. C’est ainsi que nous opérerons en 2024. »

Essais réalisé à Spa à la fin de l’été © BMW
Côté LMDh, combien de châssis avez-vous ?
« Nous avons une voiture de test. Comment dire ? Nous engageons bien évidemment deux voitures, mais nous montons pour l’instant les deux voitures de course (interview réalisée à Bahreïn) et nous montons une troisième voiture, mais cela n’augmente pas nos participations. C’est juste que dans notre programme, nous voulons avoir une troisième voiture. »
Vous avez offert l’opportunité à Valentino Rossi de rouler pour la première fois en LMP2 à Bahreïn, lors du Rookie Test. Cela préfigure-t-il de son avenir ?
« Vale a toujours été clair sur ses ambitions et les 24 Heures du Mans ont toujours fait partie de ses objectifs. Nous travaillons dessus avec le programme GT. En aucun cas, nous ne parlons d’un programme Hypercar ou autre pour lui, sachant qu’il est sous contrat BMW. Il vient de faire une première saison avec BMW dans le programme GT World Challenge. Je pense que nous l’avons vu progresser au fur et à mesure. Il a un talent inné qui est le propre de ce type de personnalités, de ce type de sportifs de très haut niveau. Quand il participe à un programme, il se donne vraiment à 100 %. C’est là que, certainement, ce type de champions fait la différence. Je pense qu’il est très content de participer aux 24 Heures du Mans et en l’occurrence au championnat WEC. »

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