Après une première phase technique et humaine bien entamée, le programme Genesis Magma Racing s’oriente désormais vers ses prochaines grandes étapes. Cyril Abiteboul nous en dit plus sur les développements à venir, le futur programme IMSA et les ambitions en GT3.
L’organisation du programme continue de se structurer autour d’un noyau opérationnel en constante évolution. De nouveaux ingénieurs et mécaniciens issus de différents horizons ont déjà rejoint l’équipe, à l’image de Matthieu Leroy. En provenance de Porsche Penske Motorsport, le Français officie désormais en tant qu’ingénieur de course sur l’Oreca 07 n°18.
« Presque chaque semaine, on signe de nouvelles personnes. On a les deux tiers, voire les trois quarts du groupe ingénierie, et entre un tiers et la moitié de l’équipe mécanos, on va dire. De nouveaux membres vont nous rejoindre, issus de différents championnats, de différents pays, avec des nationalités et des parcours très variés. L’idée, c’est qu’à l’approche des 24 Heures du Mans, tout le management soit en place et qu’on puisse le présenter à ce moment-là. »

© MPS Agency
Une cheffe de projet pour incarner le lien avec IDEC
Pour coordonner le partenariat entre Genesis et IDEC Sport — dont neuf membres dédiés au projet Hypercar étaient au sein de l’écurie à Barcelone — le rôle de Marion Goeder est central. Déjà active chez Hyundai Motorsport en tant que coordinatrice des reconnaissances et de la météo en WRC, elle occupe une position stratégique dans la montée en puissance de Genesis Magma Racing.
« C’est la cheffe de projet du partenariat. Elle s’assure que la collaboration fonctionne bien des deux côtés. Du point de vue d’IDEC, c’est important, car on a des obligations envers eux, notamment en matière de personnel et de soutien technique. Et du côté de Genesis, son rôle est aussi de faire en sorte qu’on maximise les opportunités offertes par ce partenariat. »
« Marion a également vocation à intégrer la future équipe GMR. C’est typiquement le genre de personne qui va apprendre énormément cette saison aux côtés d’IDEC. »
Deux pilotes confirmés, un marché sous tension
Genesis a déjà sécurisé les services de deux pilotes de renom : André Lotterer et Pipo Derani, annoncés dès décembre. Selon nos informations, Daniel Juncadella aurait également signé pour rejoindre l’équipe en 2026. Pour le reste, l’équipe adopte une approche pragmatique, en phase avec le marché.
« Le Mans est un point de bascule pour les contrats de beaucoup de pilotes. Il faut avancer, mais avec confiance, sans précipitation, parce que je pense que, jusqu’à présent, les choix que nous avons faits sont assez solides. Les discussions vont s’intensifier jusqu’à l’été. »
Un partenaire IMSA à désigner d’ici l’été
Si Genesis assurera elle-même l’exploitation de ses voitures en WEC, il en sera autrement de l’IMSA à l’horizon 2027. Le constructeur coréen devra s’appuyer sur un partenaire américain pour mener à bien son programme outre-Atlantique. Plusieurs discussions sont en cours, notamment avec Bryan Herta Autosport.
« Il y a deux points essentiels. D’abord, choisir le bon partenaire. Et ensuite, faire en sorte d’avoir un maximum de synergies entre ce qu’on construit en WEC et ce qu’on prépare pour l’IMSA. »
« Je peux vous confirmer que Bryan Herta est l’une des équipes avec lesquelles on discute, mais nous avons également des échanges avec d’autres structures. On mène un processus d’évaluation très robuste. D’ici l’été, on devra avoir effectué un choix pour que le partenaire retenu ait le temps de bien se préparer. »

GT3 : une ambition à structurer
En parallèle de son programme Hypercar, Genesis envisage aussi une arrivée en GT3. Là encore, la prudence prime, avec la volonté de bien faire les choses dès le départ.
« Qui dit GT3 dit voiture de route. Si on se lance, ce sera avec l’ambition de ne pas faire de la figuration, comme en Hypercar, et donc d’avoir une bonne voiture. Et pour faire du GT3 correctement, il faut concevoir une voiture de route avec la course en tête. On ne veut pas bricoler une adaptation d’un modèle qui n’a pas été pensé pour ça. »
« On est vraiment au tout début de la réflexion. C’est un enjeu industriel et économique majeur, partagé avec Hyundai directement en Corée. »
Où en est le programme Hypercar de Genesis ? Cyril Abiteboul fait le point… (Partie 1)
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