| 9 avril 2025 | par

« On était largement dans le top 3 en perfo » : Pourchaire déçu mais solide à Barcelone

© MPS Agency

Pour sa première course en Endurance, Théo Pourchaire a signé une solide prestation à Barcelone avec Algarve Pro Racing. Endurance24 a rencontré l’ancien champion de Formule 2 pour évoquer ses débuts, ses ambitions et les défis du LMP2.

Champion de Formule 2 en 2023, Théo Pourchaire n’avait plus pris part à une course depuis juillet 2024. C’est à Barcelone, lors de la manche d’ouverture de l’European Le Mans Series, que le Français a fait ses débuts en endurance, au volant de l’Oreca 07 n°25 d’Algarve Pro Racing, aux côtés de Lorenzo Fluxa et Matthias Kaiser. « C’est un nouveau monde pour moi, mais je suis heureux d’en faire partie », confiait-il avant le week-end catalan.

Son arrivée dans les rangs d’Algarve Pro Racing a été facilitée par Peugeot, dont il est également pilote de développement en Hypercar : « C’est surtout Peugeot qui m’a beaucoup aidé, qui a créé des discussions avec Algarve Pro Racing et m’a mis ici. L’équipe a fait un énorme effort. C’est une structure très performante. »

« On était largement dans le top 3 en perfo » : Pourchaire déçu mais solide à Barcelone

© Nico Deumille

S’il découvre encore les subtilités de la discipline, Pourchaire aborde cette nouvelle aventure avec humilité et ambition : « Je suis rookie, je n’ai jamais fait d’endurance. Tour après tour, je découvre de nouvelles choses. C’est beaucoup d’apprentissage, mais honnêtement, c’est quand même bien. »

Un top 5 prometteur malgré les aléas

Cinquièmes de la catégorie LMP2 et sixièmes au général, Pourchaire et ses coéquipiers ont su tirer le meilleur d’un week-end marqué par les rebondissements. « On a eu un problème en qualif’, avec le deuxième train de pneus, surtout à l’arrière. On était largement dans le top 3 en performance, mais on fait P7, donc ça change un peu la course », explique-t-il. Malgré un bon départ et une remontée initiale, l’équipe a ensuite été piégée par une neutralisation : « On était deuxième, mais on s’est fait avoir avec le Virtual Safety Car, on aurait pu être gagnants avec un Full Course Yellow, mais c’est tombé sur un Virtual Safety Car, et on perd sept places… »

Et les ennuis ne se sont pas arrêtés là. « Je pense qu’en fin de course, on avait des dégâts sur la voiture parce que je n’y arrivais pas du tout. J’étais à la limite et ça glissait de partout. » Il détaille : « Malheureusement, il y a eu plusieurs contacts dans la course : mes deux coéquipiers en ont eu, un au premier tour, et Fluxa a eu un autre contact avec la Vector, la numéro 10. Ça n’aide pas. Quand je suis monté dans la voiture, j’ai suivi le rythme, j’ai tout donné. Pour un ‘mauvais jour’, entre guillemets, ce n’est pas si mal, en fait. Je suis déçu, bien sûr, mais on n’est pas loin de pouvoir viser des top 3 réguliers. »

Apprivoiser le trafic, une leçon d’endurance

Pourchaire a vite compris que la gestion du trafic est un art délicat en endurance, surtout avec quatre catégories en piste : « Ce n’est pas simple. Il faut savoir prendre des risques, mais pas trop, être dans le bon timing. Il y a des moments où j’étais dans le pire timing. Quand tu es le premier à arriver dans une section de virage avec du trafic, tu dois tout analyser très vite. Derrière, les autres n’ont plus qu’à suivre. »

Théo Pourchaire

© Nico Deumille

Et il ne s’agit pas que d’instinct, mais aussi d’analyse : « Je devais aussi savoir si les LMP3 ou les GT3 avaient des pneus neufs ou usés, si c’étaient des pilotes pros en fin de course… Il faut analyser tout ce genre de situation. Ce n’est pas simple, mais je m’en suis bien sorti. »

Objectif Le Mans

À moyen terme, Le Mans est bien sûr dans toutes les têtes – et encore plus dans celle d’un Français qui y a vécu plusieurs années : « J’ai habité quatre ans au Mans, j’y ai couru en F4. C’est un endroit très spécial. Gagner là-bas, c’est un rêve. J’ai vu les 500 Miles d’Indianapolis, j’ai gagné à Monaco en F2… Être au départ au Mans fait partie de la Triple Couronne… »

D’ici là, direction Le Castellet pour la prochaine manche, sur un circuit qu’il connaît, mais où il faudra aussi s’adapter aux nouveaux pneus Goodyear : « Ce sera une redécouverte. On va beaucoup travailler, tout analyser. Il y a eu quelques petites erreurs dans le trafic, mais c’était une course très serrée. Une place de mieux était possible ce dimanche. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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