Après une première saison compliquée pour son retour chez Cadillac en 2025, Wayne Taylor Racing retrouve des couleurs en IMSA. Si la V-Series.R n°10 a brisé une longue disette à Road America, c’est la voiture sœur n°40, confiée à Louis Delétraz et Jordan Taylor, qui affiche pole position et podium ces dernières manches. Le Suisse revient avec Endurance24 sur ce regain de forme, à l’aube du rendez-vous d’Indianapolis.
Symbole de ce redressement, la n°10 de Filipe Albuquerque et Ricky Taylor a mis fin début août à près de deux ans de disette en s’imposant à Road America, la première victoire de l’écurie depuis son retour chez Cadillac. Un déclic collectif dont la n°40 profite également, sans pour autant avoir encore concrétisé par une victoire : pole position à Laguna Seca, troisième place récemment à Road America.
« Les résultats en IMSA ne sont pas encore ce qu’on aimerait »
Après les difficultés rencontrées la saison passée avec la Cadillac V-Series.R, Louis Delétraz constate une nette progression. « Ça va beaucoup mieux. C’est vrai que les résultats en IMSA ne sont pas encore ce qu’on aimerait, mais la performance, cette année, est bonne par rapport à l’année dernière : on était toujours derrière, on n’avait pas de vitesse de pointe. Cette année, si on prend les qualifications jusqu’à Road America, la voiture qui affiche la meilleure moyenne, c’est la n°40, la nôtre. On a fait du bon boulot là-dessus, on a trouvé de la vitesse sur un tour. Et depuis Laguna Seca, on a été performants à toutes les courses, on s’est battus devant. »

© Cadillac Racing
Le Suisse ne cache toutefois pas les axes de progrès qu’il reste à travailler : « Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’on n’a pas toujours bien exécuté, que ce soit en stratégie ou aux arrêts aux stands. J’ai eu un peu de malchance, mais ce n’est pas le facteur principal. Il y a eu de gros progrès : on sort d’un double podium à Road America, les choses vont mieux, on voit le bout du tunnel, on comprend cette voiture. Maintenant, il faut vraiment tout aligner pour battre Penske, Acura, BMW. Il n’y a pas de miracle, il faut que tout s’enchaîne. »
Une stabilité enfin retrouvée dans l’équipe
Au-delà du déclic californien, un autre aspect s’est révélé déterminant : « Pour la n°40, on le voit depuis Laguna Seca, où on a fait de gros progrès, petit à petit, dans notre équipage, dans la structure de l’équipe et dans le travail avec nos ingénieurs chez Wayne Taylor comme chez Cadillac. On a enfin quelque chose qui se construit. Ça n’a pas été facile : en quatre ans, on a eu quatre ingénieurs différents sur la n°40, donc il fallait à chaque fois recréer des relations, réapprendre à travailler ensemble. Le fait d’avoir enfin gardé cette stabilité, d’avoir trouvé un groupe de personnes qui se comprend, ça a créé une performance énorme, entre la confiance des pilotes, celle de l’ingénieur, et simplement le fait de connaître la voiture. »
À l’approche de la manche d’Indianapolis ce week-end, Louis Delétraz aborde le rendez-vous avec un optimisme assumé. « Oui, on le voit d’ailleurs en qualifications : tout se passe vraiment bien, on est quasiment toujours en première ou deuxième ligne, et on a été régulièrement devant. Au championnat, on est revenus : on est 6e maintenant, alors qu’on était 10e avant. Ce n’est pas ce que je veux, moi je veux gagner, mais il faut reconnaître que les choses sont positives et qu’il y a eu beaucoup de travail. Donc je me réjouis vraiment d’Indianapolis. »

Podium à Road America © Courtesy of IMSA
Et de poursuivre : « Après une aussi mauvaise année que l’an dernier, c’est plus dur d’arriver sur le prochain circuit en se disant qu’on espère ne pas être aussi lents. Là, tous les week-ends, on voit la motivation des gens de Wayne Taylor et de Cadillac à se battre devant, avec la n°31 qui a fait une magnifique saison et qui prouve que la voiture fonctionne. Ce qui est fantastique, en revanche, c’est l’approche « one team » entre Cadillac, Action Express et nous : on travaille très proches les uns des autres. Ils nous ont beaucoup aidés à avancer, à comprendre cette voiture, et depuis quelques courses, on se bat avec eux. Ils arrivent aussi à apprendre de nous, parce qu’on a des idées un peu différentes sur le réglage, sur la philosophie de mise au point de la voiture. »
L’épreuve d’Indianapolis, avant-dernière manche de la saison 2026 de l’IMSA WeatherTech SportsCar Championship, se déroule ce dimanche (21h10).
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