| 20 avril 2025 | par

La bénédiction d’Imola pour Ferrari à domicile

© DPPI

Intouchable en qualifications, la 499P n°51 a transformé sa pole en victoire lors des 6 Heures d’Imola, au terme d’une course stratégique rythmée par plusieurs neutralisations et une forte pression de la concurrence.

Le public d’Imola attendait une démonstration, et Ferrari ne l’a pas déçu. Auteur d’une première ligne 100 % rouge en qualifications, avec la n°51 en pole (Giovinazzi) devant la n°83 (Kubica), le constructeur italien avait toutes les cartes en main pour briller à domicile. Dès le départ donné à 13h sous un ciel clément, les deux prototypes 499P ont conservé les commandes, Calado menant devant Hanson. Nicklas Nielsen, relégué en fond de grille sur la n°50, signait une remontée express au 15e rang dès le premier tour.

En LMGT3 aussi, le départ fut calme, avec la BMW n°46 de Valentino Rossi gardant l’avantage, tandis que la Ferrari n°21 de François Hériau s’invitait en deuxième position. Un premier Full Course Yellow intervenait peu après la demi-heure de course, à la suite d’une manœuvre musclée entre Ben Keating (Corvette n°33) et Célia Martin (Porsche n°85), cette dernière écopant d’un drive through.

À l’issue de la première heure, les deux Ferrari de tête creusaient un écart significatif sur la BMW n°15 de Kevin Magnussen, toujours troisième, devant les Toyota n°8 et n°7. Mais une nouvelle neutralisation venait bouleverser la dynamique peu après la deuxième heure : la sortie de piste de l’Aston Martin n°27 à Rivazza déclenchait une Safety Car, qui permettait à la concurrence de recoller. Un drive through infligé à la Cadillac n°38 pour un contact avec la Peugeot n°93 freinait les ambitions américaines, tandis que Ferdinand Habsburg (Alpine n°35) perdait du temps après une excursion dans les graviers.

La troisième heure confirmait la domination Ferrari, malgré un Full Course Yellow dû à des débris de la BMW n°20 après un accrochage avec la Toyota n°7. Pendant ce temps, l’Alpine n°36 jouait une carte différente avec des pneus softs, en contraste avec les médiums conservés par la plupart des leaders.

C’est dans la quatrième heure que la hiérarchie en tête fut véritablement bousculée. Profitant d’un arrêt plus rapide – sans changement de pneus – la Porsche 963 n°6 pilotée par Matt Campbell s’installait en tête devant la Ferrari n°51 d’Antonio Giovinazzi, qui avait opté pour de nouveaux pneus. Mais l’Italien reprenait le commandement à Rivazza, juste avant une neutralisation provoquée par un contact en LMGT3 entre Valentino Rossi (BMW n°46) et Simon Mann (Ferrari n°21). La Ferrari était immobilisée dans le bac, entraînant une VSC suivie d’une Safety Car.

Relancé en tête avec des pneus softs, Alessandro Pier Guidi menait la charge pour Ferrari dans la dernière partie de course. Derrière lui, Kamui Kobayashi (Toyota n°7) s’illustrait avec une manœuvre décisive sur Kevin Estre (Porsche n°6) pour s’emparer de la deuxième place à Rivazza.

La tension montait dans la dernière heure, alors que la BMW n°20 se retrouvait brièvement en tête sur une stratégie décalée, avant de devoir repasser par les stands. Pier Guidi récupérait les commandes, et Ferrari gérait parfaitement les derniers arrêts. Malgré une ultime incursion dans les stands à moins de quinze minutes de l’arrivée, la 499P n°51 conservait son avance.

© DPPI

À l’issue des six heures, Alessandro Pier Guidi, Antonio Giovinazzi et James Calado offrent à Ferrari une victoire à domicile maîtrisée, la première de leur saison, et la deuxième consécutive pour la marque en 2025. Derrière eux, la BMW n°20 de Kelvin Van der Linde, Rene Rast et Robin Frijns, pourtant endommagée tôt dans la course, se hisse au deuxième rang grâce à une stratégie audacieuse. Le podium est complété par l’Alpine A424 n°36 de Mick Schumacher, Jules Gounon et Frédéric Makowiecki, auteur d’une course propre et régulière depuis la sixième place sur la grille.

Le top 5 était complété par la Ferrari n°83 de Robert Kubica, Yifei Ye, Phil Hanson, et la Toyota n°8 de Sebastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa. À noter que les dix premiers se tiennent en moins d’une minute, preuve d’un peloton Hypercar resserré malgré la domination de la firme de Maranello.

Malgré des espoirs de doublé, voire de triplé comme au Qatar, Ferrari n’a placé qu’une seule voiture sur le podium. Mais à Imola, sur ses terres, la victoire de la n°51 vaut toutes les bénédictions.

Les concurrents du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA nous donnent désormais rendez-vous les 8, 9 et 10 mai prochains pour les 6 Heures de Spa, troisième manche de la saison 2025.

Classement complet des 6 Heures d’Imola :

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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