Les 24 Heures du Mans représentent la deuxième course, seulement, de la Porsche 963 n°38 de Hertz Team JOTA après avoir débuté lors des 6 Heures de Spa, troisième manche de la saison 2023 du FIA WEC, avec une 6e place à l’arrivée pour le trio composé de Yifei Ye, Antonio Felix Da Costa et Will Stevens.
Du haut de ses 22 ans, le pilote chinois, qui fut le premier pilote annoncé dans le programme en novembre dernier, disputera les 24 Heures du Mans pour la deuxième année consécutive ; la première dans la catégorie reine. Yifei Ye s’est confié à Endurance24 à l’occasion du Pesage.
Comment abordez-vous cette course ?
« Franchement, à Spa, on ne pensait pas avoir une course aussi fluide, sans problème. C’est vraiment un bon signe qu’on ait pu finir sixième et aussi avec le meilleur tour en course de toutes les Porsche. Et puis, on a eu l’occasion de pouvoir bien tester au Castellet, il y a deux semaines, quand on a vraiment pu connaître la voiture, toutes les options de contrôle sur le volant. Les ingénieurs savent aussi ce qu’on peut changer potentiellement sur le volant, si jamais il faut qu’on change quelque chose pour ajuster la balance. Donc, globalement, je pense qu’on est prêts. Et le Centenaire des 24H du Mans, avec tous les gros constructeurs, ça va être une course pour les fans certes, mais pour les pilotes aussi. Mais bon, le but, c’est tout d’abord finir la course. Heureusement, Porsche a déjà effectué plusieurs tests d’endurance. Donc, ils savent quelle partie de la voiture sur laquelle il faut faire attention pendant la course. Je pense qu’en termes de performance, on est dans le jeu. J’ai vraiment hâte de commencer mes premiers relais pendant la course. »

© Mathis Poirault
Parlez-nous justement de vos essais au Castellet, entre Spa et Le Mans…
« Déjà, il y a des choses dans le cockpit qu’on n’a pas vraiment aimées, mais il n’y avait pas vraiment le temps de le faire à Spa, puisque le but, c’était de finir la course, de profiter de toutes les minutes possibles pendant les essais. Mais il y a beaucoup de choses qu’on a fait pour le confort du pilote, parce que sur une course d’endurance, notamment les 24 Heures du Mans, il faut ne faire qu’un avec la voiture. Donc, on a fait beaucoup de choses sur les sièges, aussi pour avoir la lumière ultraviolette afin de pouvoir voir tous les boutons de la voiture. En tant que pilote, il y a beaucoup d’outils sur le volant, on peut changer le différentiel, la barre antiroulis avant et derrière en temps réel. La suspension aussi. Il y a beaucoup de choses qu’un pilote peut ajuster. Un pilote intelligent peut faire la différence. Tous ces contrôles, on a eu l’occasion de les essayer. Pour les ingés, c’est vraiment essayer de régler la voiture pour dimanche, il y a plein de lignes droites, il faut avoir l’aéro dans la bonne fenêtre et aussi maîtriser la dégradation des pneus, puisqu’on est limité avec les trains qu’on peut utiliser pendant la course. Durant la nuit, on vise à peut-être faire trois ou quatre relais d’affilée. Donc, c’était vraiment utile. »
Compte tenu du peu d’expérience avec la voiture, chaque heure en piste, dès dimanche à l’occasion de la Journée Test, sera importante ?
« Absolument. On aurait voulu avoir plus de journées d’essais avant de venir demain, mais je pense que déjà, on a une bonne connaissance de la voiture et il faut d’abord se sentir à l’aise et confiant avec la voiture. C’est ce qu’on va faire le dimanche. Et ensuite, travailler sur les réglages et travailler sur la simulation de qualif et de course. On espère ne pas avoir trop de problèmes, mais je pense que ça ne va pas être facile. »
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