Yannick Dalmas est à Le Mans Classic ce week-end et roule en Endurance Racing Legends au volant d’une auto qu’il connait bien ! Le quadruple vainqueur de la classique mancelle est revenu sur l’édition 1995 mais aussi sur le plaisir de repiloter la BMW de 1999 lors de la parade des 24 Heures du Mans...
Il y a eu la Parade du Centenaire des 24 Heures du Mans avant le départ en juin. Pour l’occasion, vous avez repiloté la BMW V12 LMR qui vous permis de gagner cette course pour la 4e fois (1999). On imagine que ce moment a été plein d’émotion…
» Oui, ça a été un pincement au cœur parce que être dans la voiture victorieuse et être parmi les autres voitures victorieuses pour ce centenaire, forcément, ça fait du bien. Ça a fait plaisir, je pense, à beaucoup de fans. Dans la voiture, forcément, j’ai eu plein d’images qui me sont revenues au visage. C’était fabuleux de faire cela au milieu toutes ces autres voitures mythiques, tous ensemble. C’était un moment, franchement, émouvant. Tout ce qui a été autour de cette fête des 24 Heures du Mans a été merveilleux, il y a eu vraiment un gros travail dont cette exposition tout à fait exceptionnelle au musée. Là, je pense que dans le monde, il n’y en a pas beaucoup d’expositions comme celle-là. Ce sont ces moments là qu’il faut que l’on retienne. »
Vous êtes ce week-end à Le Mans Classic au volant d’une autre voiture que vous connaissez bien, la McLaren F1 GTR, mais pas la lauréate de 1995 (en fait, il s’agit celle qui a terminé deuxième de l’édition 1995 avec Andy Wallace, Derek Bell et Justin Bell). Comment ça s’est fait ? Quelles sont les sensations ?
» Ca s’est fait très vite, c’est la voiture qui appartient à François Perrodo. Il m’a appelé il y a quelques jours et m’a dit « Yannick, ça serait bien que tu roules dans une McLaren. Même si ce n’est pas la tienne, ça serait bien. On est une bande de copains, chacun va rouler dans une belle voiture, il n’y a qu’à voir le plateau. » C’est aussi un privilège de faire partie de ce groupe de pilotes qui a été embauché, entre guillemets, par François et l’équipe JMB Racing. Après, il n’y a aucune prétention dans les chronos. J’ai pris la voiture en main ce matin (lire vendredi). Il y a les automatismes qui reviennent, mais même si je ne suis plus dans la compétition absolue, je roule quand même assez souvent encore dans le cadre de mes fonctions. Le Mans, je connais, cela a été du plaisir lors de ces premiers tours de roue. Il n’y a qu’à voir les différents plateaux, c’est Le Mans Classic, il y a le niveau qui est de plus en plus haut et j’avoue que c’est très agréable d’en faire partie. »
Vous êtes de retour dans le baquet d’une McLaren F1 GTR. Votre McLaren de 1995 est actuellement exposée au Musée. Est-ce édition qui vous a demandé le plus d’énergie, qui a été la plus difficile à aller chercher à cause de la pluie, le fait que ça soit une GT, etc.. ?
« Oui, je pense, la course la plus difficile que j’ai pu faire personnellement mais aussi mes coéquipiers de l’époque, JJ Lehto et Masanori Sekiya. Ils en ont aussi bien bavé parce que le temps déroulé, on restait à peu près entre deux heures et demie, presque trois heures. On en sortait, on était vraiment exténués par la concentration, vidés parce que les conditions étaient vraiment très difficiles. Je sais qu’on avait vraiment besoin de se ressourcer entre les relais pour pouvoir se remettre. L’édition a vraiment été difficile. »
Nous reviendrons, dans une deuxième partie qui sera publiée la semaine prochaine, sur son regard sur l’édition 2023 des 24 Heures du Mans, la nouvelle de l’Endurance et son avis sur la nouvelle procédure de Safety Car.
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