La saison 2025 du FIA WEC s’achève ce week-end au Bahreïn, théâtre d’un ultime affrontement entre Ferrari, Porsche et Cadillac pour les titres mondiaux en Hypercar. La catégorie LMGT3 sera également source d’une lutte intense pour le sacre.
Le championnat du monde d’endurance arrive à son dénouement. Du 6 au 8 novembre, le Bahrain International Circuit accueille les 8 Heures de Bahreïn, huitième et dernière manche de la saison, disputée 253 jours après le lancement de l’année à Lusail. Trois constructeurs demeurent en lice pour les couronnes en Hypercar, côté équipes comme côté pilotes : Ferrari, Porsche et Cadillac.
Habitué du calendrier, le tracé de Sakhir accueille la discipline pour la quatorzième fois. Long de 5,412 km, il se distingue par ses longues lignes droites, ses freinages appuyés et une adhérence parfois fluctuante en raison du sable ramené par le vent. La course se déroulera du jour vers la nuit, avec une gestion thermique exigeante pour voitures, pneus et pilotes.
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Leader du championnat Constructeurs, Ferrari aborde cette finale avec 39 points d’avance sur Porsche. La 499P avait dominé le début de saison avec quatre victoires consécutives, avant de connaître un passage moins prolifique, ponctué seulement d’un podium à Austin. Il reste 66 points à distribuer ce week-end, mais la marque italienne conserve logiquement les cartes principales en main.
Face à elle, Porsche se présente avec la dynamique du moment : victoire à Austin, podiums au Mans, à São Paulo et à Fuji. Pour espérer renverser la situation, le constructeur allemand devra non seulement viser les avant-postes, mais également compter sur un résultat difficile de Ferrari. Dans plusieurs combinaisons possibles, une victoire d’une 963 associée à une seconde voiture dans le top 10 pourrait suffire si les Ferrari terminent hors des points. Une pole position peut également peser lourd dans le calcul, tout comme le moindre recul stratégique des 499P dans le trafic ou en fin de relais. On s’attend donc à une finale où chaque position, chaque arrêt et chaque dépassement compteront.
Cadillac, enfin, conserve une chance mathématique. Avec 61 points de retard, la marque américaine devra d’abord viser la victoire et espérer une course à rebondissements. La V-Series.R a déjà rappelé sa capacité à s’imposer, notamment avec un doublé maîtrisé à São Paulo et plusieurs performances en qualification. Rien n’exclut un scénario où la nuit de Sakhir redistribue toutes les valeurs.
Un titre pilotes encore plus indécis
Chez les pilotes, la lutte est encore plus resserrée. Le trio Giovinazzi – Calado – Pier Guidi (#51 Ferrari) arrive en tête, mais seulement 13 points devant la #83 AF Corse de Kubica – Ye – Hanson. Les récents champions Kévin Estre et Laurens Vanthoor ont ramené la #6 Porsche dans la bataille à 21 points, tandis que Stevens – Nato – Lynn (#2 Cadillac) restent en embuscade, à 34 unités.
La course marquera aussi la dernière apparition en compétition de Jenson Button, au volant de la Cadillac #38, sur un circuit où il avait remporté le Grand Prix de Formule 1 en 2009.
Toyota en quête d’un symbole
Sans victoire cette saison, Toyota espère conclure par un résultat significatif sur un terrain historiquement favorable : dix succès en treize courses disputées à Sakhir jusqu’ici. Entre le record du tour signé par Kamui Kobayashi et le titre arraché par Sébastien Buemi en 2024, le constructeur japonais possède un lien particulier avec ce circuit. L’objectif est clair : finir la saison sur une note positive, même sans enjeu de titre.

© FIA WEC / DPPI
LMGT3 : un scénario similaire
En LMGT3, Porsche, Ferrari et Corvette sont encore en course. La n°92 de Manthey 1st Phorm Porsche de Lietz – Pera – Hardwick mène avec 11 points d’avance sur la Ferrari n°21 VISTA AF Corse de Rovera – Mann – Hériau, pénalisée à Fuji. La Corvette n°81 (Eastwood – Andrade – Van Rompuy), revenue dans le match grâce à sa victoire au Japon, pointe à 24 points, assez pour jouer un rôle d’arbitre, voire plus si la course s’anime.
Le précédent de 2024, où Manthey n’avait terminé que neuvième ici, offre un rappel clair : le Bahreïn ne garantit rien, surtout sur huit heures.
Samedi soir, sous les projecteurs les titres se décideront peut-être sur un dépassement, un arrêt, une usure de gomme ou un grain de sable.
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