A l’aube de la sixième et dernière manche du Championnat de France FFSA GT, le jeune pilote de Racing Spirit of Léman, Victor Weyrich, âgé de 24 ans, fait le point avec Endurance24 sur les enjeux de cette ultime étape, tout en évoquant ses perspectives de carrière.
Quel est votre ressenti après le week-end parfait réalisé à Lédenon avec l’Aston Martin Vantage AMR GT4 n°92 ?
« A Lédenon, on a eu une BOP compétitive et ça n’a pas tout le temps été le cas. Donc malheureusement, quand on a une BoP pas vraiment compétitive, on ne peut pas vraiment se battre devant. Là, on a vu qu’avec la Toyota, l’Alpine, l’Audi et la nôtre, c’était vraiment équivalent. Donc c’était bien, on a pu se battre à armes égales. On voit que quand on a une bonne BoP, on est capable de jouer les avants- postes. Et puis mon coéquipier a fait un super boulot. C’est super, quand ça se passe comme ça. »

© Nico Deumille
C’est votre deuxième année en GT4, on a le sentiment que vous avez progressé significativement. Est-ce le fait de faire le double programme avec le GT4 Europe ?
« Cette saison se passe plutôt bien. C’est la première année que je fais un double programme, mais il n’y a pas de secret. Plus tu roules, plus tu progresses et plus tu as de chances de jouer devant. On a eu un peu de malchance en début de saison, en championnat de France, avec Mateo (Villagomez) qui se fait percuter, et un ou deux petits soucis mécaniques, en France et en Europe aussi. Quand tout s’aligne, on est là, on est performant, que ce soit moi ou mon coéquipier, Mateo en France ou Konstantin (Lachenauer) en Europe. Je suis assez confiant, il faut continuer comme ça et éviter les pépins. »
L’osmose avec Racing Spirit of Léman, la structure de Patrick Barbier, saute aux yeux. L’objectif est de continuer et de progresser avec cette équipe ?
« Clairement, j’ai commencé avec eux en Mitjet, il n’y a pas si longtemps que ça. Patrick (Barbier), c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. C’est comme une famille, donc oui je me vois bien continuer avec eux. »
De la Mitjet en 2019, en passant par la Porsche Carrera Cup France, au GT4 actuellement, comment jugez-vous votre parcours ?
« Très content, parce que j’ai commencé sur le tard, donc je suis heureux de là où je suis aujourd’hui. La Mitjet et la Porsche Carrera Cup, sont de supers écoles, notamment car les voitures ne sont pas assistées et permettent de prendre les bons automatismes pour d’autres championnats. »

© Nico Deumille
Quelle est votre ambition pour les années à venir ?
« Essayer de remporter l’académie Aston Martin Racing dans laquelle je suis avec une vingtaine d’autres jeunes qui veulent tous la gagner. Ce serait vraiment génial et ça pourrait ouvrir des portes pour la suite. »
Le GT3 serait la suite logique ?
« C’est sûr que ce serait le Graal, mais pour l’instant, on ne sait pas vraiment. Ça va dépendre un petit peu de l’Académie en fin de saison. Nous verrons bien. »
Malgré trois victoires de catégorie, ainsi qu’au classement général, le titre en Silver Cup du FFSA GT semble difficile à aller chercher pour le duo Weyrich/Villagomez. Mais avec seulement 1 point de retard sur le duo de la Toyota n°9/Matmut Évolution, la 2e place au championnat est à leur portée.
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