| 5 juin 2023 | par

Une Journée Test satisfaisante pour Peugeot « d’un point de vue de la technique et des pilotes » selon Loïc Duval

© Mathis Poirault

Peugeot est de retour aux 24 Heures du Mans 12 ans après sa dernière participation (2011) et trente après son triplé historique (1993). La marque française possède un héritage important dans la capitale sarthoise qu’elle compte bien enrichir avec les 9X8.

Les attentes sont grandes du côté du public français, mais aussi à l’intérieur des rangs de la firme au Lion où on espère que Le Mans permettra de faire oublier les débuts compliqués. « Normalement, sur le papier, le Mans est un peu plus favorable parce qu’au kilomètre, il y a moins de virages à faible vitesse, qui sont les plus handicapants, » nous confiait Jean-Marc Finot, senior vice-président de Stellantis Motorsport à l’aube de la Journée Test, qui se voulait tout aussi rassurant sur la fiabilité : « Les deux dernières courses de six heures se sont bien passées, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’un aléa. La fiabilité d’une voiture, c’est une asymptote et c’est sûr qu’on est moins près de la limite de l’asymptote que d’autres concurrents qui font depuis plus longtemps avec la voiture. »

Une Journée Test satisfaisante pour Peugeot

© MPS Agency

C’est donc hier, dimanche 4 juin, que les pilotes du clan tricolore, à l’exception de Jean-Eric Vergne et Nico Müller retenus à Jakarta pour la Formula E, ont parcouru les 13,626 kilomètres du tracé manceau pour la première fois. « On a pas mal roulé en plus, on était que deux dans chaque voiture, donc ça fait pas mal de roulage, » nous explique Loïc Duval, pilote de la Peugeot n°94. « C’est toujours pénible dans un sens de ne pas avoir les équipages au complet. En même temps, c’est cool aussi parce qu’ici, les tours sont tellement longs que lorsqu’on n’est que deux dans chaque voiture, ça nous permet en tout cas de se faire pas mal de références et de pouvoir travailler un petit peu. »

Alors que la n°93 a rencontré un problème électronique qui l’a privée de la moitié de la deuxième séance, Loïc Duval et Gustavo Menezes ont pourtant les plus assidus en piste avec 70 tours au total pour la n°94. « Nous avons essayé de réaliser le plan de base qu’on avait en début de matinée. C’est-à-dire ce qu’on avait à tester, nos priorités, les pneumatiques, etc. Un petit peu de setup, faire un maximum de tours. Et dans l’ensemble, ça a été respecté. C’est un plan de marche qui a plutôt bien fonctionné. On n’a pas eu besoin de faire de gros changements en setup. Ce n’était pas la priorité pour être honnête. Mais quand on est à l’ouest, il faut quand même faire deux ou trois trucs. Et ce n’était pas le cas. On a posé la voiture par terre et ce n’était pas formidable. Mais on n’était pas loin du compte d’avoir une voiture qui était plutôt agréable. On a fait deux ou trois petits trucs assez rapides. Et puis après, on a déroulé notre plan de la journée qui était prévu. »

© Mathis Poirault

Un plan de marche respecté qui s’est soldé par une 10e position au classement pour la n°94 (+ 1,6 s) et la 7eplace pour la n°93 (+ 0,9s). Certes, la hiérarchie à l’issue de la Journée Test est peu représentative des écarts qui seront observés dans les prochains jours, mais à ce stade, les écarts resserrés sont prometteurs.

« Globalement, ça a été une journée plutôt positive de notre côté. Nous, en tout cas, on est tous contents, que ce soit du point de vue technique ou des pilotes. On est contents de la journée qu’on a effectuée, » se satisfait le vainqueur des 24 Heures du Mans 2013, avant d’analyser : « J’ai trouvé que face à la Ferrari, il en manque. Je pense que c’est la voiture clairement la plus rapide en ligne droite. Après, nous, on n’est pas exceptionnel, mais on n’était pas largué non plus. Encore une fois, il y a quand même énormément d’analyse à faire aussi ce soir (dimanche. Ndlr), en fonction des hauteurs de caisse, ce que tu peux faire aussi par rapport aux réglages de la voiture, etc. qui peuvent potentiellement améliorer les vitesses de pointe. Donc voilà, ça reste un point d’interrogation. »

Et de résumer la journée : « Pour le moment, la voiture est saine. On n’a pas commis d’erreurs. On a tous plutôt bien roulé. On s’est sentis à l’aise. On a été constant aussi sur nos relais, ce qui était une de nos faiblesses quand même à Portimão ou à Spa. On avait pas mal de dégradation. Là, on était dans une fenêtre sur les relais complets qui était plutôt bonne, avec peu de dégradation. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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