| 13 juillet 2023 | par

Tristan Vautier (Vanwall) : « Nous n’avons pas encore optimisé le package que nous détenons ! »

© Nico Deumille

Tristan Vautier a fait ses premiers pas en Hypercar aux 24 Heures du Mans avec la Vanwall Vandervell 680 n°4 de Floyd Vanwall Racing Team aux cotés de Tom Dillmann et Esteban Guerrieri. Même s’il n’a pas vu le drapeau à damiers, l’expérience a été concluante puisque le Français a été reconduit dans le baquet pour les 6 Heures de Monza. Alors qu’il va disputer les 4 Heures du Castellet en ELMS ce dimanche, Endurance24 a fait le point avec lui. 

Comment se sont passées vos 24 Heures du Mans ? Un petit goût d’inachevé ?

« Oui, l’ensemble du week-end s’est plutôt bien passé d’un point de vue personnel avec l’équipe (c’était sa première course, ndlr). Après, la course n’a pas été du tout ce qu’on voulait suite à des problèmes assez tôt dans la nuit. Dès que la course a commencé à prendre du rythme, c’est-à-dire sans safety car et sans trop de slow zones, c’est là qu’ont commencé les petits soucis, notamment l’embrayage et aussi le système de verrouillage de la porte. Je suis resté sur ma faim, c’est vrai, et toute l’équipe aussi, parce qu’en course, je n’ai pas vraiment pu avoir, ne serait ce, qu’un ou deux relais propres pour me mettre dans le rythme. Ce qui est un peu ironique, c’est qu’on n’a eu presque zéro souci tout au long des essais libres et tout eu en course. »

Vous avez également découvert une Hypercar. Il s’agit de votre première fois dans ce genre de voiture. Comment est-elle à piloter ?

« C’est plus lourd avec moins d’aéro. Par rapport à une DPI (il a beaucoup roulé dans la Cadillac DPi en IMSA chez JDC Miller, ndlr), il faut faire un peu plus ce que la voiture veut et on peut moins lui faire ce que tu veux. Du point de vue du pilote, on a l’impression d’être un peu plus sujet de la voiture, mais ce sont quand même de superbes autos à piloter avec beaucoup de puissance. Je dirais presque que ça rend les choses plus faciles en trafic parce que on a des vitesses assez similaires en virage avec d’autres catégories mais, par contre, en ligne droite, on a plus de marge. Pour la gestion du trafic, ça rend les choses presque plus faciles, je trouve. »

MPS Agency

Donc là, vous avez appris que vous continuiez à Monza. Comment imaginiez vous la course ?

« Soyons humble et honnête, nous ne sommes pas au niveau des Ferrari et des Toyota, mais on a vraiment le sentiment qu’au niveau de notre package, on n’a pas encore optimisé ce qu’on avait. C’est aussi dû au fait qu’on a très peu testé. Il y avait eu une séance à Monza dont je ne faisais pas partie, mais sur piste un peu mouillée. De toute façon, déjà, si on pouvait passer la ligne avec une course solide, sans passer par le garage et un rythme quand même correct, ce serait top. Dans tous les programmes, quand vous avez une course de référence, ça amène toujours quelque chose pour construire autour. D’un coup, souvent, les choses commencent à dérouler beaucoup plus facilement pour l’écurie. C’est un boost et ça amène de la sérénité à tout le monde.»

A l’arrivée, c’était la satisfaction d’avoir vu le drapeau à damiers qui primait puisque la Vanwall n°4 a terminé 12e Hypercar à 9 tours du vainqueur… Ce n’est que la 2e fois cette année que la voiture finit !

Tom Dillmann n’est plus là, est ce que c’est un petit peu déstabilisant de changer comme ça de coéquipier ?

« Je dirais que, pour moi, je n’ai pas encore connu la stabilité dans l’équipe puisque je viens d’arriver (rire). Effectivement, c’est dommage. Tom est celui qui m’a mis en contact avec l’équipe, donc c’est un peu décevant de ne pas continuer l’aventure avec lui. Après, on a de la chance parce que João Paulo de Oliveira est un super pilote et on forme un bel équipage. Mais c’est sûr que ça fait bizarre, après son aide pour m’intégrer dans l’équipe, d’être ici sans lui.»

© MPS Agency

On change de chapitre. Cette semaine, vous enchainez avec le Castellet pour le compte d’Algarve Pro Racing (Oreca 07 LMP2 n°20). Un programme que vous avez l’air de bien aimer…

« Le côté humain de l’équipe est super chez Algarve avec l’équipage avec Jack (Hawksworth) et Fred (Poordad), on a une super entente. À côté de ça, c’est une écurie qui connaît bien la voiture, très calée, très professionnelle, avec beaucoup d’expérience acquise au cours des dernières années. C’est agréable d’arriver dans une auto et dans une équipe où tu ne fais presque que piloter. Parfois il y a un côté intéressant dans l’aspect technique et le développement d’une voiture, mais sentir que, quasiment à chaque fois que tu montes dans la voiture, elle est dans la fenêtre, c’est super agréable. J’aime bien la LMP2. En ELMS, on roule encore en configuration « aéro full », donc les voitures sont légèrement sous motorisées, mais le fait d’avoir autant d’aéro, en venant du DPI, est intéressant parce qu’on peut vraiment attaquer, c’est fun avec les dépassements des GT et on peut freiner très tard. En Hypercar, on pilote en réfléchissant à la fiabilité, à la voiture, en LMP2, on est toujours à 102 % et ça c’est cool. »

Et avec le sacré plateau qu’il y a, il y a de la bagarre…

« Exactement ! Je crois que c’est l’une des plus belles années et la plus serrée. On fait beaucoup d’essais pour que Fred, qui vient du GT, s’habitue de plus en plus au proto. On espère qu’ au fur et à mesure de l’année, on va se rapprocher, et ce dès le Castellet, la manche à la maison pour moi. En tout cas, faire partie de ce plateau est vraiment super et, comme en plus je suis dans la catégorie reine, je ne regarde que devant et pas du tout dans les rétros ! »

© MPS Agency

Parlons des États Unis. Vous avez des pistes pour 2024 ou vous restez concentré sur votre programme actuel pour le moment ?

« Je suis très concentré. Je me retrouve avec un double programme en Europe, c’est bien et ça m’occupe beaucoup. Après, ma priorité, c’est la qualité du programme et du championnat, que ce soit en WEC ou en IMSA ou les deux. Dans tous les cas, je suis très content et mon but principal n’est pas les US ou le WEC ou l’Europe, c’est le programme en lui même. J’aimerais être de retour aux États-Unis et, si l’an prochain, j’ai un programme en WEC, pouvoir disputer les courses longues en IMSA serait top. Je mets quand même beaucoup d’efforts et d’énergie à être de retour dans un super programme aux US à temps partiel ou à temps plein, en fonction de ce qui se profile pour l’an prochain. »

Les articles similaires

Les derniers articles

Une liste de 55 voitures au départ des 12 Heures de Sebring 2026

Une liste de 55 voitures au départ des 12 Heures de Sebring 2026

L'IMSA a dévoilé la liste des 55 voitures qui prendront le départ le week-end prochain des 12 Heures de Sebring, deuxième manche du WeatherTech SportsCar Championship 2026. Pas de changement dans la catégorie GTP avec toujours onze voitures engagées. La seule...

Max Verstappen au départ des 24 Heures du Nürburgring 2026

Max Verstappen au départ des 24 Heures du Nürburgring 2026

Mercedes-AMG a officialisé la participation de Max Verstappen lors des prochaines 24 Heures du Nürburgring, au volant d'une Mercedes-AMG GT3 de sa propre équipe, Verstappen Racing. Le quadruple champion du monde de Formule 1 fera équipe avec Lucas Auer, Jules Gounon...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading