Tom Dillmann fait partie intégrante du développement de la Vanwall Le Mans Hypercar de ByKolles en vue de la saison 2023 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA.
En attendant, l’Alsacien de 33 ans, qui a participé trois fois aux 24 Heures du Mans en LMP1 avec ByKolles, dispute la saison 2022 de Michelin Le Mans Cup, en LMP3, chez Racing Spirit of Léman. « C’est bien pour moi de courir en attendant d’aller, normalement, en Hypercar l’année prochaine, » nous a confié Tom Dillmann. « Cela m’a permis en dernières minutes d’avoir un programme et c’est sympa de le faire avec Alex qui est perfo. La LMP3 est vraiment sympa à piloter et on joue la victoire à chaque week-end. C’est du vrai pilotage et c’est très sympa. »
Ce programme vous réussit plutôt bien avec une victoire au Castellet, une à Road To Le Mans et ici, à Monza ?
« Trois victoires en cinq courses, c’est toujours cool. Quand cela ne s’est pas fait avec Vanwall, c’était en février dernier, avec la publication de la liste des engagés du WEC, c’était compliqué de trouver autre chose. Il y a eu cette opportunité-là et la voiture me plaît, donc je n’ai pas hésité. Le GT3, j’en ai fait un peu, mais ce n’est pas quelque chose qui m’attire spécialement, notamment avec l’ABS. Je prends beaucoup plus de plaisir à rouler en P3. »

© Jakob Ebrey Photography
Le LMP2 aurait pu être un bon choix aussi ?
« Oui et non. Des pilotes vraiment professionnels, il n’y en a pas beaucoup en LMP2, les places sont donc assez limitées. Je n’ai que rouler en 2015 avec Alpine et c’était la précédente génération. Il y a beaucoup de pilotes compétents qui ont l’expérience de l’Oreca 07, que moi-même je n’ai pas. »
Parlons désormais de la Vanwall Hypercar. Où en est le projet dans lequel vous êtes impliqué ?
« J’étais occupé avec Jaguar, donc je n’ai pas pu faire les deux premiers jours. Cela s’est très bien passé et ils ont ensuite concentré leurs efforts sur la voiture de route. Ce n’est pas un team qui a beaucoup de personnels donc ils se sont concentrés sur les crashs tests de la voiture de course, qu’ils ont passé, et tout en commençant à construire la voiture de route. On attendait que les 24 Heures du Mans soient passées, car avec les pneus, c’était compliqué de faire des essais privés (compte tenu de la pénurie de matières premières que subissaient les manufacturiers à cause de la guerre en Ukraine. Ndlr). Maintenant, c’est un peu plus facile et dans une semaine et demie, on va rouler. Ce seront mes premiers essais avec la voiture.»

Quel a été le programme d’essais jusqu’à présent ?
« Il y a d’abord eu le shakedown, puis ils sont allés à Most. Ils ne s’attendaient pas à faire déjà autant de kilomètres, avec presque 1 000 km en deux jours. »
Où est prévu ce prochain roulage ?
« On va rouler en Allemagne, pas trop loin pour l’instant. Dans un second temps, on ira sur les circuits habituels, Monza, Paul Ricard etc. »
C’est important pour vous d’être impliqué dans cette phase de développement ?
« La LMP1, je suis arrivé en plein milieu. C’était une vieille voiture et malgré quelques évolutions, la base était trop ancienne pour faire quelque chose. Là, ils ont pris le temps de faire les choses bien. La voiture est moderne et c’est un autre niveau de conception et de finition. J’ai hâte de voir ce que ça donne. A suivre. »
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