| 6 novembre 2025 | par

Théo Pourchaire (Peugeot) : « L’objectif principal est de me préparer pour 2026 »

© Arthur Chopin

À 21 ans, Théo Pourchaire s’apprête à vivre sa première course en Hypercar avec Peugeot, à l’occasion des 8 Heures de Bahreïn. Après une année en LMP2 avec Algarve Pro Racing et une saison d’intégration comme pilote d’essais, il aborde ce début avec confiance aux côtés de pilotes expérimentés.

« J’ai enfin une opportunité en championnat du monde, de représenter une marque qui me tient à cœur, française, et une équipe que je connais très bien », a-t-il expliqué à Endurance24 à l’aube de ses premiers tours de roues. « J’ai fait un an avec l’équipe en tant que pilote d’essais, j’ai donc souvent été au simulateur, en séances d’essais. Je connais tout le monde, donc je suis beaucoup plus à l’aise. »

Le cadre n’est pas nouveau pour lui : Bahreïn est un endroit où il a déjà gagné. « C’est un circuit que je connais très bien. J’ai gagné à deux reprises ici en Formule 2, en 2022 et 2023. Je croise les doigts pour en gagner une autre ! Celle-ci serait très belle, pour une première en Championnat du monde d’Endurance. L’écurie en est capable, elle vient de faire deux podiums consécutifs. La performance est là. »

© FIA WEC / DPPI

 

Des débuts en compétition certes, mais une expérience déjà acquise au volant de la 9X8 en essais, ainsi que lors des séances de simulateur menés à bien en amont de ses débuts. « J’étais le pilote en charge de valider les réglages au simulateur. J’ai passé trois jours consécutifs à Satory pour essayer plusieurs setups différents. Nous sommes partis sur une base qui semble plutôt bonne. 

En arrivant ici, le travail s’est poursuivi dans le garage afin d’optimiser chaque détail. Pour cela, il peut compter sur le soutien de ces deux coéquipiers de la Peugeot n°94, Loïc Duval et Malthe Jakobsen.« On a fait des entraînements pour les changements de pilotes. Même si je connais cela en LMP2, il y a des petits détails qui changent : la poignée de porte, le harnais, la radio… On veut être sûr d’être prêt à 100 %, pour être le plus rapide et le plus précis possible dans les arrêts. Loïc m’a tout de suite donné un conseil au niveau des harnais, parce qu’il roule avec un insert et il est plus proche du volant que moi. C’est toujours sympa d’être bien accueilli. Et je pense qu’ils sont en confiance. Avec Loïc et Malthe, ils me traitent comme ils traitaient Stoffel. J’ai des choses à apprendre, c’est clair, mais les essais vont bien se passer. »

Pour cette première, le mot d’ordre reste la progression en vue de sa première saison complète. « Quand je viens sur une course, j’ai envie de gagner, c’est sûr. Mais l’objectif principal est d’apprendre, et de me préparer pour 2026. Arriver au Qatar en connaissant tout parfaitement, comme un vétéran. »

Rookie au sommet de la pyramide de l’endurance, Théo Pourchaire peut toutefois compter sur l’expérience acquise de plusieurs catégories afin de parfaire son adaptation. « Le LMP2 est plus proche de ce que j’ai connu en F3 et en F2. L’Hypercar, c’est plus puissant, plus lourd, avec beaucoup d’électronique. Au niveau des systèmes, on se rapproche plus d’une Formule ou d’une F1. Et à Bahreïn, la dégradation des pneus est cruciale. Sans couvertures chauffantes, on peut les détruire sur un tour de sortie. Ce sont des détails auquel il faut s’habituer. Mais j’ai beaucoup d’expérience malgré mon jeune âge. Ça peut servir. »

 

Théo Pourchaire (Peugeot) :

© Arthur Chopin

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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