| 7 avril 2024 | par

Stéphane Ratel (SRO), partie 1/2 : « Nous avons encore quelques belles années devant nous »

© Nico Deumille

Avec 50 événements, 16 championnats répartis sur quatre continents, la planète SRO Motorsports Group se porte très bien. À l’occasion du lancement de la saison 2024 du Fanatec GT World Challenge Europe powered by AWS, Endurance24 a eu l’opportunité de s’entretenir avec Stéphane Ratel, le président-fondateur de SRO.

Quel est votre sentiment sur cette nouvelle saison ?

« Globalement, tout se passe bien. Nous observons une certaine stabilité, quelques championnats s’essoufflent tandis que d’autres sont en pleine croissance. Actuellement, nous organisons 50 événements sur quatre continents avec 16 championnats. Comme on peut le constater en France, nous avons moins de voitures que l’année dernière. Il est important de comprendre pourquoi. Ce week-end, au Paul Ricard, c’est extraordinaire avec 55 GT3, 50 GT4, 18 GT2. Le GT2 progresse lentement. Aux États-Unis, la saison est un peu plus difficile. En Asie, nous sommes en progression. Nous avons aussi repris le championnat australien. Donc, dans l’ensemble, nous ne pouvons pas nous plaindre. SRO fonctionne bien. »

Quels sont les temps forts de cette année, notamment le centenaire des CrowdStrike 24 Heures de Spa qui promet d’être spectaculaire avec 70 GT3 attendues ?

« Nous ne faisons pas de surbooking, donc nous visons simplement d’avoir 70 voitures. Je pense que c’est là où nous en sommes, c’est là où nous voulons être. Plus serait compliqué. C’est un plateau fabuleux, c’est sûr. Le centenaire, c’est magnifique. Globalement, nous avons de grands événements cette année. Nous avons le centenaire des 24 heures de Spa. Nous avons aussi les FIA Motorsport Games qui est un très gros événement pour nous, qui sera très important à Valencia. Et nous avons la première à Djeddah. En amenant toutes les GT3 et GT4 là-bas, ça va être un très gros événement pour nous. »

Stéphane Ratel (SRO), partie 1/2 :

© SRO/JEP

Le succès du Fanatec GT World Challenge Europe ne se dément pas. Envisagez-vous de faire évoluer cette formule qui fonctionne si bien ?

« Il n’est pas facile de construire un succès en sport automobile, et il est encore plus difficile de le faire durer. Vous savez combien de championnats ont été créés et ont échoué. Donc, je pense que surtout quand on a une formule qui marche, il faut surtout éviter de commettre des erreurs.

Aujourd’hui, après 30 ans d’évolution, je pense que nous sommes arrivés à un produit qui fonctionne bien et que nous perfectionnons à chaque fois. Les dernières évolutions que nous avons faites sur la catégorisation des pilotes, sur les problèmes que nous avions, le contrôle des limites de piste, tout ça. L’endurance, le sprint, le kilométrage total pour une saison, le nombre d’épreuves. Vraiment, c’est un produit stable qui a du sens économique pour les écuries, qui a du sens pour les constructeurs. Cela étant, il peut toujours y avoir des mutations qui sont en dehors de notre monde, effectivement, si tous les constructeurs arrêtent de faire des moteurs thermiques et que nous n’avons plus que des voitures électriques, ça va devenir compliqué, mais je pense que nous avons encore quelques belles années devant nous. »

Quelles sont les raisons qui ont motivé cette première venue en Arabie Saoudite ?

« C’est un ensemble de facteurs. Pendant huit ans, dans la Blancpain Endurance Series, nous avions Abdulaziz Al Faisal, l’un de nos pilotes les plus fidèles, qui a couru chez Black Falcon pendant des années en Mercedes et qui est un excellent pilote. Il est devenu ministre des Sports en Arabie Saoudite, donc nous avions un contact. Nous n’avons pas été les premiers à aller là-bas puisque nous sommes l’un des derniers grands championnats à y aller.

Nous n’avions pas de course au Moyen-Orient alors que nous avons été un peu précurseurs. Nous avons organisé le GT Festival à Bahreïn en 2004, je crois. Nous avons organisé la première course à Dubaï en 2006. Nous avons été très présents aussi la première année à Abu Dhabi avec le GT World Championship. Donc, nous avions pas mal d’activités au Moyen-Orient. Puis, ça s’était arrêté complètement. Cette opportunité est venue et c’était une belle opportunité avec un soutien financier important pour les équipes qui était essentiel pour nous.

© SRO/JEP

La prise en charge des équipes est donc totale ?

« Nous sommes en mesure de prendre en charge le transport, de donner à chaque écurie une prime de départ importante qui couvre tous leurs frais de vol, tous leurs frais supplémentaires, plus une assurance qui est toujours importante sur les circuits urbains où il y a des murs. Je pense vraiment que nous avons eu un bon accueil aussi bien en GT3 qu’en GT4 et quand on voit le niveau des grilles, c’est que ça n’a effrayé personne. Ça va être une très belle finale. »

Dans la deuxième partie de l’entrevue, nous évoquerons l’Intercontinental GT Challenge, le Championnat de France FFSA GT, ainsi que la possibilité de voir un événement SRO au Mans…

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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