| 15 avril 2023 | par

« Si on se compare, c’est face à Cadillac » estime Frédéric Makowiecki (Porsche)

© Frédéric Le Floc'h / DPPI

Le pilote tricolore de la Porsche 963 n°5 de Porsche Penske Motorsport s’est confié à Portimão sur le niveau de jeu attendu au sein du constructeur allemand. Alors que Toyota et Ferrari semblent hors de portée, battre Cadillac est l’objectif du week-end selon Frédéric Makowiecki.

A Sebring, la course semble s’être mieux passée en IMSA qu’en WEC. Quelle est votre lecture du double week-end floridien ?

« Il faut prendre en considération les caractéristiques des courses WEC et IMSA qui sont différentes, ne serait-ce qu’en IMSA avec des Safety Car bien plus présentes. Cela permet à un moment ou un autre de rester dans le jeu. On se retrouve en IMSA avec uniquement des LMDh, alors qu’en WEC il y a ce mix entre LMH et LMDh. La compétition n’est pas tout à fait la même. Les contraintes ne sont pas les mêmes en WEC. Il faut avoir de la vitesse et être bon en opérationnel. »

Que retenez-vous de vos débuts dans la catégorie reine ?

« Pour une première course, vu où on a démarré et vu le peu d’expérience que nous avions quand le team s’est construit, nous avons fait un Sebring plutôt correct. Je suis très fier de l’équipe. Leur moyenne de sommeil, la nuit, était seulement de trois ou quatre heures. Les gars sont solides et très motivés. Nous avons déjà roulé ici et nous devrions être un peu mieux préparés. A nous d’être contents à la fin du week-end, de ce que nous avons fait avant de se comparer aux autres. »

© Nico Deumille

La gestion des pneumatiques s’avère cruciale depuis le début de la saison ?

« Tout cela réside dans la façon dont on fait fonctionner les pneus. Cela se règle aussi au niveau du setup et de son agressivité, car on va se retrouver meilleur, ou pas, dans certaines conditions. Ici, c’est un circuit qui dégrade pas mal les pneus et nous avons l’air plutôt constant et confiant. Un autre aspect qui sera important c’est le tour de sortie des stands. Cela va être tendu ! Je pense qu’il y aura un peu d’action lorsque les Hypercars vont sortir des stands avec les pneus froids. C’est un calvaire ! Ferrari, par exemple, a l’air d’avoir plus de mal, mais encore une fois, nous devons rester concentrés sur notre course et c’est ce qui fera qu’on sera de plus en plus fort. Quand on regarde trop ce qu’il se passe chez les autres et qu’on n’est pas à l’intérieur, on fait fausse route. »

Qu’apportez-vous ici pour tenter de vous rapprocher de la concurrence ?

« La voiture étant figée par l’homologation, nous apportons essentiellement des philosophies de setup afin de se demander comment va fonctionner la voiture, quelles sont les fenêtres où elle fonctionne bien, ou pas. On peut voir que la réglementation n’est pas si ouverte que ça et on peut vite se retrouver en délicatesse. A nous de nous retrouver dans une fenêtre opérationnelle où nous sommes en confiance. La différence par rapport à ce qu’il se faisait en LMP, où il fallait gérer l’énergie et c’est là où on allait chercher de la performance. Désormais, on la cherche par la constance, par une voiture facile à conduire. C’est là où Toyota a été fort à Sebring, avec une voiture complète et très bon en exploitation. La différence entre nous ne résidait pas qu’au chrono, mais aussi dans la façon dont travaille l’équipe. »

© Nico Deumille

Quelles sont vos idées pour aller chercher de la performance ?

« La gestion des pneus, la spécification à utiliser. Mais aussi le compromis entre grip mécanique et grip aérodynamique. Questions auxquelles nous n’avons pas encore répondu et qu’on ne pouvait pas répondre à Sebring, de par la philosophie du circuit car nous sommes vite limités en termes de setup. Challenger Toyota ? Pour l’instant, il nous en manque toujours. »

Quel est l’objectif ici ?

« Être content de nous. Si on se compare, c’est face à Cadillac, car ils ont « la même base » que nous. En tant que Porsche, le but n’est pas d’être au niveau de Cadillac, c’est d’être plus fort qu’eux. »

Journaliste depuis 2018 Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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