| 8 mai 2022 | par

Sébastien Ogier : « il y a de quoi repartir de Spa avec le sourire »

© Joao Filipe / DPPI

Pour sa deuxième course, seulement, en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, Sébastien Ogier a dû faire face à des conditions particulièrement difficiles lors des 6 Heures de Spa.

L’octuple Champion du Monde des Rallyes a pris le volant de l’Oreca 07, qu’il partage avec Charles Milesi et Lilou Wadoux au beau milieu de la course lorsque la pluie s’est abattue dans les Ardennes belges.

« Il ne m’était encore jamais arrivé de rouler sous la pluie avec cette voiture, » nous explique le Français, à l’issue la course. « Aujourd’hui, je n’ai fait que tours sous la pluie, avec pas mal de situations délicates à gérer, avec plus ou moins d’eau sur la piste et pas mal de neutralisations et restarts. C’est quelque chose que j’appréhendais un petit peu. Je suis au point sur les procédures, » ironise-t-il.

Sur une piste particulièrement glissante, Sébastien Ogier a réussi à ramener l’Oreca 07 pour achever ses relais, malgré quelques incartades hors de la piste.

« Il y a eu quelques tours intéressants, mais aussi quelques petites erreurs que j’aurais aimé ne pas faire. Je me suis fait surprendre par le manque de visibilité, je n’ai pas vu le repère de freinage, alors je freine un poil trop tard et avec la quantité d’eau, je n’arrive pas à arrêter la voiture. J’embrasse légèrement le mur, sans trop de dégâts heureusement. L’objectif était d’arriver au bout pour accumuler un maximum d’expérience. »

Sébastien Ogier :

© Gabi Tomescu/focus-pack-media.de

 

En terminant huitième de la catégorie LMP2, Sébastien Ogier, épaulé par Charles Milesi et Lilou Wadoux, arrivera au Mans avec de premiers points glanés en WEC, et surtout une expérience sous la pluie non-négligeable, en vue de la classique mancelle…

« C’était un passage important, car sur une course de 24 heures, la possibilité d’avoir de la pluie est réelle. On se disait au sein de l’équipe que, si tu arrives au Mans, au beau milieu de la nuit, pour la première fois de ta vie sur le mouillé comme ça, ce serait encore bien plus compliqué. Au regard de tout ça, il y a de quoi repartir avec le sourire de ce week-end à Spa. »

Malgré l’appréhension avant de monter dans la voiture, le Français a tout de même pris du plaisir au volant.

« Après quelques tours, dès qu’on comprend comment ça fonctionne, il y a quand même un peu de plaisir. A un moment donné de la course, l’équipe me disait à la radio qu’on était sur le même rythme que les meilleurs de la catégorie. Ce n’était donc pas la peine d’en faire plus. Jusqu’ici ce n’était pas encore arrivé. Sur le sec, je ne m’étais pas encore approché du rythme des meilleurs, à aucun moment. Même si c’est que par quelques moments, c’est toujours bon à prendre. »

Avant de se tourner pleinement sur les 24 Heures du Mans, Sébastien Ogier retrouvera sa Toyota Yaris pour le Rallye du Portugal.

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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