| 11 juin 2025 | par

Sébastien Buemi : « Nous allons prendre des risques mesurés »

© MPS Agency

Le pilote de la Toyota GR010 Hybrid n°8, qu’il partage avec Brendon Hartley et Ryo Hirakawa, espère mettre fin au règne de Ferrari au Mans. Mais le défi s’annonce de taille, tant les Rouges semblent au-dessus du lot, malgré le meilleur temps réalisé par Hartley lors de la Journée Test.

Après la Journée Test, parvenez-vous à établir une première hiérarchie ?

Clairement, la Ferrari est plus rapide. Surtout la n°83 du team AF Corse. Je ne pense pas qu’on soit à une seconde au tour, mais plutôt autour de deux ou trois dixièmes. Ça peut sembler proche, mais à l’arrivée, c’est beaucoup. Pendant la Journée Test, elle a enchaîné les tours rapides, avec des vitesses de pointe supérieures aux nôtres (343,4 km/h contre 340,2 km/h, ndlr). Mais il n’y a pas eu assez de roulage pour avoir une vision vraiment claire.

Comment expliquez-vous la différence entre la n°83 et les Ferrari officielles ?

Peut-être des programmes différents. Souvent, cette voiture signe des coups d’éclat, mais elle gagne peu (une seule victoire en WEC, à Austin en 2024, ndlr).

Sébastien Buemi : « Nous allons prendre des risques mesurés »

© Toyota

En partant 11e l’an dernier, vous avez tout de même longtemps joué la victoire…

Les gens ont peut-être oublié, mais l’année dernière, la Toyota n°8 a fait la plus belle course. On a mené pendant un long moment, avant notre problème lors d’un arrêt et le contact avec la Ferrari n°51 (à deux heures de l’arrivée, ndlr). Il faut une part de réussite pour gagner maintenant. Tu peux faire une course exceptionnelle, les Safety Car remettent tout à zéro. Donc ce que tu as fait au début ne sert presque à rien… et ça, ça m’énerve un peu.

L’important désormais, c’est de rester dans le même tour que les leaders ?

Oui, c’est essentiel. Mais il ne faut pas rouler en pensant uniquement à ça. L’objectif, c’est d’avoir une voiture en bon état dans les dernières heures. Il ne faut pas prendre de gros risques, car il y a de grandes chances que tout soit remis à zéro après dix heures de course. Alors pourquoi en prendre ? Ceux que nous prendrons seront calculés, surtout au niveau de la stratégie.

Après la Journée Test, sur quels points pouvez-vous encore progresser ?

Nous sommes arrivés au Mans avec déjà une bonne compréhension de la voiture. Il faut maintenant s’adapter au resurfaçage effectué à certains endroits du circuit. Après l’édition 2024, nous avons identifié quelques détails à optimiser, et cela s’est vu dimanche.

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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