| 5 mai 2022 | par

Sébastien Bourdais (Vector Sport) : « une bonne répétition pour préparer 2023 avec Cadillac »

© Vector Sport

Cela fait 10 ans que Sébastien Bourdais n’avait plus roulé à Spa-Francorchamps… Il retrouve le tracé belge ce week-end, à l’occasion de la deuxième épreuve du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA.

Outre son programme complet en Amérique du Nord chez Chip Ganassi Racing, le Manceau fait son retour à plein temps en WEC, chez Vector Sport. Après avoir favorisé son engagement américain à Sebring, au détriment du WEC, Sébastien Bourdais disputera sa toute première course au volant de l’Oreca 07 alors qu’il prépare également son arrivée en LMDh avec Cadillac.

Nous avons pu faire le point avec le quadragénaire avant l’entame du week-end belge.

« Je suis presque content que Cadillac ne m’ait pas laissé faire les 1000 Miles car c’était un week-end très douloureux pour toute l’équipe, » nous confie le Français. « C’était difficile, mais ils ont embauché Bruno Corde, ingénieur très expérimenté avec la voiture. Les tests à Monza ont débuté difficilement, mais après quelques changements basiques, la voiture est revenue dans la bonne fenêtre de tir. »

Sébastien Bourdais ne sait pas trop à quoi s’attendre d’autant qu’il n’a que très peu roulé dans la LMP2…

« J’avais fait une séance d’essais en Espagne, mais il faisait très froid et nous n’étions pas très sûrs de ce que nous cherchions. Quand il n’y a personne d’autre en piste, c’est difficile de se jauger, mais nous savions que nous n’étions pas très bien, mais pas non plus dans la situation si difficile dans laquelle nous étions à Sebring… Personne ne s’attendait à ça. »

Sebastien Bourdais (Vector Sport) :

© Vector Sport

Ce programme en FIA WEC lui permet aussi de s’habituer avec un nouvel environnement et des règles différentes de l’IMSA.

« Les week-ends ne sont pas articulés de la même façon, ce sont des procédures très différentes, les safety car ne sont pas gérées de la même façon etc. C’est aussi pour cela que j’étais intéressé de faire ce programme car c’est une bonne répétition pour se remettre dans le bain et préparer 2023 si on est invités avec Cadillac. »

Depuis sa dernière venue à Spa-Francorchamps, en 2012, le tracé a bien évolué. Le circuit apparaît ainsi sous un nouveau visage…

« C’est presque dommage de ne pas avoir resurfacé tous les virages, car c’est un circuit très utilisé et cela s’en fait ressentir dans certains virages. Le tack walk a permis de voir qu’il y a pas mal d’arrachement. Il y a vraiment deux philosophies différentes avec du dégagement dans le Raidillon et des graviers à l’extérieur de l’épingle de la Source. Personnellement, de voir encore tout cet enrobé au Raidillon, ça m’a toujours dérangé et ça me dérange toujours. Le bac à la sortie des Combes est limite trop proche car on n’ira pas avec les protos contrairement aux GT qui oseront y mettre les roues et amèneront des graviers sur la piste. Pareil dans l’épingle de la Source où le départ sera difficile à appréhender puisque si tu es à l’extérieur et que tu n’as pas de place à l’intérieur, il faudra lever le pied. On n’a presque l’impression d’avoir oublié comment on faisait avant. »

© Vector Sport

Ce programme avec Vector Sport est une façon de préparer la suite avec Cadillac ?

« Le programme dans sa globalité permet de préparer l’année prochaine. Le groupe est sympa. Je connais bien Gary (Holland, team principal. Ndlr), et j’ai découvert Nico (Müller) et Ryan (Cullen) qui sont des mecs sympas et c’est aussi la raison pour laquelle je le fais. J’ai un programme avec Cadillac et pouvoir rouler en WEC et revenir au Mans en proto était une opportunité intéressante au-delà du fait que c’est toujours agréable de faire Le Mans. Si en plus nous sommes compétitifs, on va prendre du plaisir. »

Quelle est la prochaine étape Cadillac, maintenant que vous vous êtes rendus en Italie pour mouler le siège ?

« Nous n’avons pas de date certaine, mais la voiture devrait rouler courant juin. Il y aura un programme de développement assez intense. »

Avez-vous eu d’autres opportunités pour rouler en Hypercar ?

« La confirmation est sortie tellement tôt qu’après, tu ne cherches plus. C’est ce qui est aussi difficile, car quand tu n’as pas de perspective sûre en IndyCar et qu’on te fait cette proposition en mai, c’est impossible de refuser un contrat sur plusieurs années. Il y a un temps pour tout, j’ai connu une belle carrière en IndyCar et c’est maintenant terminé. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

Les articles similaires

Les derniers articles

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading