La Cadillac V-Series.R a terminé en tête la troisième séance d’essais libres des 1812 kilomètres du Qatar, devançant pour la première fois les Porsche 963.
La LMDh américaine, selon plusieurs protagonistes, semble être compétitive depuis les premiers tours de roues sur le circuit de Losail. Sébastien Bourdais, le coéquipier d’Alex Lynn et Earl Bamber, nous explique : « Le fait d’avoir participé au prologue et d’avoir pu travailler, d’optimiser un peu plus en connaissant mieux les pneus, les dégradations et le setup, fait que nous sommes probablement plus compétitifs. Donc, je dirais qu’il n’y a pas d’évolution, il y a juste une meilleure compréhension du système et une optimisation. »
Les bons résultats au classement de la LMDh américaine s’accompagnent d’un sentiment positif derrière le volant : « La voiture est vraiment agréable à conduire, la piste est plaisante, il y a beaucoup de grip, c’est vraiment amusant, » a confié Sébastien Bourdais, quelques heures avant les qualifications. « C’est assez rare, et même cela n’arrive pas d’avoir des Hypercars à ce niveau de performance et de grip donc c’est agréable, ça change un peu. Et puis, c’est vrai qu’on sort d’essais à Sebring, on passe d’un extrême à l’autre entre les bosses de Sebring et le billard du Qatar. »
Tout sourire, le pilote manceau enchaîne : « Tu peux vraiment optimiser la voiture, tu peux abaisser l’auto de façon sensible. On est sur des hauteurs de caisse qu’on ne peut utiliser nulle part ailleurs. Avec cet enrobé, les niveaux d’adhérence sont vraiment surprenants et très différents. Donc tu peux vraiment t’engager derrière le volant et tu conduis différemment aussi. »

© MPS Agency
La première séance qualificative de l’année promet d’être disputée d’autant qu’une bonne position sur la grille devrait jouer un rôle déterminant en course : « Être dans le bon groupe, ça va faire une grosse différence parce que les écarts qui vont se creuser s’il n’y a pas d’incident. Et une fois que le trou est fait et que tu es dans le mauvais groupe qui est bloqué derrière une auto qui n’est pas dans le coup, tu es perdu. Tu vas perdre des dizaines de secondes. La prépondérance à se qualifier devant sera un gros enjeu. »
Outre la position sur la piste et la dégradation des pneus, les pilotes devront veiller à rester dans les limites de la piste ce qui n’est pas si facile sur le tracé qatari. « Quand c’est pour éviter quelque chose et que tu n’as même pas gagné du temps, c’est dur. C’est vrai que quelque part, tu aimerais bien qu’ils soient un tout petit peu plus indulgents avec ça. On verra bien comment ça va se passer. Mais je pense que ça pourrait avoir une grande influence sur la course, parce que quand tu vois le nombre de pénalités qui ont été distribuées, y compris en Hypercar, ça pourrait avoir des conséquences. »
Sébastien Bourdais joue le rôle de troisième pilote ce week-end alors qu’Alex Lynn et Earl Bamber partageront la voiture à deux, sur les épreuves de six heures, pour une raison simple : « La plupart du temps, une fois que tu as fait rouler tes trois pilotes, tu n’as rien fait avancer. Mais il faut bien que tout le monde découvre l’auto et c’est pour ça qu’ils seront plus compétitifs aussi à deux sur les courses de 6 heures. Tu n’as simplement ni les pneus ni le temps pour le faire quand tu es à trois pilotes. Mais c’est ce que nous savions déjà. C’est pour ça que nous l’avions fait avec Peugeot. Sur des courses de 6 h, quand tu as aussi peu d’essais, c’est impossible de s’optimiser à trois pilotes à moins d’aller rouler sur chaque piste en amont, ce que certains font, mais ce n’est pas notre cas. »
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