| 7 juin 2023 | par

Scott Dixon (Cadillac) : « Nous pensons que nous sommes bien en termes de fiabilité »

© Nico Deumille

Scott Dixon est l’un des pilotes Cadillac Racing aux 24 Heures du Mans cette année. Le Néo-Zélandais est une vraie star aux Etats-Unis avec six titres en IndyCar Series et une victoire aux célèbres 500 Miles d’Indianapolis. Pour cette édition, il va faire équipe avec Renger van der Zande et le local de l’étape, Sébastien Bourdais, sur la V-Series.R n°3. Endurance24 a eu la chance de le rencontrer…

Quel est votre sentiment général avec la voiture après la Journée Test (il était alors à Detroit en Indycar) ?

« Cette journée est assez courte. Il n’y a pas beaucoup de temps de fonctionnement, surtout avec un tour de piste aussi long. Il s’agit de s’assurer que les systèmes fonctionnent. Tout s’est bien passé, le test s’est bien déroulé, sans réel problème d’après mes coéquipiers. Il y a eu quelques mises à jour, je crois, du point de vue pilotage et elles semblent toutes fonctionner assez bien. C’est toujours une question de préparation, surtout pour notre équipe qui n’a pas beaucoup roulé sur les circuits européens. Je pense que même au niveau des réglages, il nous faudra un peu de temps pour mettre les autos au point. Mais Renger a dit qu’il se sentait vraiment bien dans la voiture. » 

Vous êtes de retour au Mans, mais pour le classement général cette fois-ci (après avoir été en GTE Pro plusieurs années chez Ford), la différence de préparation se situe-t-elle du côté personnel pour vous ?

« Je pense que le processus est similaire, mais que l’état d’esprit est définitivement différent. C’est cool d’être en course pour une victoire au général, en particulier aux 24 Heures du Mans. On ne sait pas encore quelles vont être nos chances, et peut-être que nous n’en aurons aucune, mais le simple fait d’être dans la catégorie reine et de courir pour cela est très amusant. Ce 100e anniversaire est aussi très spécial, il s’agit d’une course à laquelle je voulais participer absolument, que ce soit avec Chip Ganassi ou non. »

Il y a une nouvelle procédure pour les voitures de sécurité cette année, peut-être un peu plus proche de ce que vous avez en IMSA. Pensez-vous que c’est une bonne chose ?

« Je pense que oui. Lors de ma première participation ici, en 2016, nous avons eu un problème au début de la course et la voiture de sécurité nous a séparés de deux minutes et avons passé toute la course à essayer de combler l’écart. Cette nouvelle procédure va être un énorme changement pour la course, pour les fans et pour le suspense. »

MPS Agency

La Cadillac V-Series.R est-elle différente de la voiture DPI que vous conduisiez avant aux USA ?

« Je dirais qu’elle l’est, avec beaucoup moins d’appui aérodynamiques, beaucoup plus de poids et beaucoup plus de systèmes. C’est amusant d’un point de vue technique parce qu’il faut essayer de tout faire fonctionner ensemble, mais il y a aussi beaucoup plus d’ajustements, donc c’est excitant aussi. Dans les premiers temps, il faut affiner les changements les plus importants plutôt que de s’attaquer aux plus petits détails. En tout cas, c’est une voiture amusante mais très compliquée par rapport à une DPI. C’est cool de voir la technologie et, évidemment, tout le monde et tous les constructeurs voit ces progrès d’un bon œil. »

Comment vous sentez vous dans la course, c’est-à-dire par rapport aux autres concurrents ?

« Ce sera difficile, comme toujours ici. Je pense que Le Mans ou Daytona, et quelques autres grandes courses, se déroulent avec beaucoup d’inconnues. Nous savons le package que nous avons au départ, nous pensons que nous sommes bien en termes de fiabilité. Mais parfois, même dans la catégorie GTE, lorsque nous courons ici, une équipe peut se présenter et avoir un net avantage. Nous espérons que si quelqu’un en a un, ce sera nous, mais ce ne sera peut-être pas le cas.»

Qui fera la qualification ?

«Je pense que ce sera Sébastien. Pour ma part, je vais faire des longs relais aujourd’hui pour piloter la voiture et me rhabituer à ce circuit si spécifique.»

Pour vous, la fiabilité est la chose la plus importante. Seules huit voitures peuvent entrer en Hyperpole qui est un événement important. Qu’en est-il pour vous ?

«Je pense que pour gagner la course, il faut être dans ce groupe. Évidemment, Le Mans est un peu différent de Sebring ou de Daytona où la vitesse aide clairement, surtout avec la voiture de sécurité en fin de course. Je pense que Le Mans a toujours favorisé la voiture la plus performante, ce qui est probablement une bonne chose. Mais dans d’autres courses, on peut toujours avoir une chance. Si vous regardez les 12 Heures de Sebring cette année, la voiture qui était la dernière dans le tour de tête a fini par gagner la course. Je pense qu’il faut absolument être en lice pour l’Hyperpole, à moins d’avoir commis une erreur lors des qualifications.»

MPS Agency

Vous avez mentionné Sébastien Bourdais ? Il a été votre concurrent les années précédentes en IndyCar et maintenant il est votre coéquipier…

« C’est vraiment sympa. Nous avons toujours été de très bons amis. Nous avons eu des familles à des âges similaires. De toute façon, nous nous côtoyons beaucoup sur le plan social, en dehors des courses. En fait, ma femme était l’adversaire de la femme de Sébastien en course à pied. Mon épouse était aussi coureuse de 800 mètres pour la Grande-Bretagne et la femme de Sébastien pour la France. Il y a beaucoup de similitudes dans la dynamique familiale, même avec l’âge des enfants et ce genre de choses. Tout s’est toujours bien passé, évidemment. Nous avons fait équipe dans d’autres domaines avant cette année, même en DPI. Nous nous remémorons beaucoup de choses avec Sébastien, c’est très amusant. »

Vous connaissiez Renger avant ?

«J’ai connu Renger lorsque nous avons couru ensemble chez Wayne Taylor Racing en IMSA. Ensuite, lorsque General Motors a amené Cadillac en Hypercar, j’ai essayé d’influer pour qu’il vienne. C’est un bon gars, un bon pilote et un bon ami.»

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