Les Rolex 24 Heures de Daytona marquent le retour très attendu de Romain Grosjean en endurance, 13 ans après sa participation aux 24 Heures du Mans. C’était en 2010, au volant d’une Ford GT1 de Matech Competition.
En parallèle de son programme en IndyCar Series chez Andretti Autosports, l’ancien pilote de Formule 1, promu pilote officiel Lamborghini Squadra Corse cet hiver, va s’attaquer aux grandes classiques de l’IMSA Michelin Endurance Cup en GT, avant de s’impliquer pleinement dans le développement de la LMDh de la firme de Sant’Agata Bolognese.
Le pilote franco-suisse de la Lamborghini Huracan GT3 Evo2 n°63 qu’il partage avec Andrea Caldarelli, Jordan Pepper et Mirko Bortolotti nous a accordé une interview avant la course.
Romain, comment abordez-vous cette première participation à Daytona ?
« Plutôt bien. C’est une superbe expérience jusque-là avec de bons coéquipiers. Il y a beaucoup de choses à apprendre, mais dans l’ensemble cela se passe bien. Nous avons bien travaillé sur la voiture et nous avons une bonne base pour attaquer les 24 heures. Il reste encore quelques détails à voir, mais dans l’ensemble, nous sommes contents de là où nous sommes. »

© Nico Deumille
Il y a des aspects, comme partager le volant ou bien piloter une GT, auxquels vous avez dû vous réhabituer ?
« Partager le volant, ça va. C’est plutôt le fait de piloter une GT qui diffère de ce à quoi j’ai l’habitude. En termes de cohésion entre les pilotes, on s’entend super bien et cela a été assez facile de travailler avec eux. Il me manquait encore quelques petites choses à comprendre et ils m’ont permis de beaucoup rouler vendredi matin. J’ai la chance de pouvoir rouler plus qu’eux parce que je ne connaissais pas la voiture et je pense que nous sommes sur une bonne dynamique. On va voir ce qu’on peut faire en course. »
Que pensez-vous du pilotage de cette Lamborghini Huracan GT3 Evo2 ?
« Au-delà du fait que ce soit une GT, j’ai dû m’habituer à l’ABS qui est assez spécifique à ce type de voiture. Maintenant, ce n’est pas une voiture très dure à conduire, elle est construite dans ce sens-là pour les gentlemen. Je dirais que c’est une voiture qui est bien née, qui se conduit bien, avec un super son. C’est assez cool, même si la BoP n’est pas en notre faveur ce week-end. C’est comme ça… »
Malgré ce rythme en deçà de vos espérances, quel est votre objectif ici ?
« L’objectif quand on commence une course, c’est toujours d’essayer de gagner. Cela reste une course de 24 heures et nous verrons dans la dernière heure ce que nous sommes capables de réaliser. »

© Nico Deumille
Quelle sera la suite pour vous après Daytona ?
« Sebring (au mois de mars), Petit Le Mans (en octobre) en GT3, le développement de la LMDh aux Etats-Unis à la fin de l’année et puis l’an prochain, les courses d’endurance avec eux, tout en continuant l’IndyCar à côté. »
Le renouveau de la catégorie reine de l’endurance vous a-t-il de suite intéressé et comment le projet s’est concrétisé avec Lamborghini ?
« Je voulais en faire partie certes, mais au sein d’un beau projet. Lamborghini reste une marque iconique. Arriver lors de cette très bonne période pour l’endurance, avec une marque comme Lamborghini, c’est tout simplement fantastique. Tout s’est fait super rapidement. Mon manager a eu contact avec Giorgio Sanna et en deux semaines, nous nous étions mis d’accord sur tout. »
Quand pourra-t-on vous voir au volant de la LMDh cette année ?
« A la fin de la saison d’Indy Car. C’est-à-dire à partir de septembre, aux Etats-Unis. »
Votre expérience au plus haut niveau du sport automobile sera sans doute profitable durant le développement de la voiture ?
« J’ai beaucoup d’expérience en sport auto, mais il y a aussi Andrea Caldarelli qui va beaucoup travailler en Europe. On s’entend super bien, on travaille bien ensemble et je pense que c’est une bonne chose pour l’équipe. »
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