| 7 juillet 2023 | par

Romain Dumas : « Tout le monde devrait applaudir Jim Glickenhaus des deux mains ! »

© Nico Deumille

Romain Dumas est à Monza ce week-end pour disputer la 5e manche WEC de la saison au sein de Glickenhaus Racing. Alors reste sur un bon (pole position) et mauvais souvenir (casse moteur) de sa course de 2022, il est impatient de disputer cette épreuve. L’Alésien est aussi revenu avec Endurance24 sur ses 24 Heures du Mans et de sa course de Pikes Peak. Il montre également à quel point il est un pilote éclectique…

Comment avez-vous vécu vos 24 Heures du Mans ?

« Grosso modo, comme on l’avait imaginé, c’est-à-dire un petit peu décroché en performance même si je crois que sur les moyennes ou sur le meilleur tour, on est à deux secondes et demie. Certes, c’est énorme parce que le niveau est élevé, mais, comme je dis toujours, deux secondes et demie au Mans, ce n’est pas grand chose. C’était donc plutôt pas mal et la voiture a eu une fiabilité parfaite. On est juste parti avec un tour de retard à cause de ce problème de joint sur la boîte de vitesses qui est une erreur de notre part. Nous avons changé le différentiel juste avant le warm up et, comme il est très court désormais, on s’est aperçu tardivement qu’il y avait une fuite. Le temps de régler le souci et on prend un tour de pénalité. A ce propos, je disais à un responsable de la FIA : « Vous faites tout pour, c’est très bien d’ailleurs, relancer le spectacle avec un Safety-Car, mais par contre, cette règle qui doit avoir 20 ans, il serait peut être temps de l’enlever ! »  Après, on a malheureusement perdu un peu de temps sur des bêtises en course mais sur la voiture en elle même, c’était bien. Au final, et ce depuis trois ans, nous avons 100 % des voitures à l’arrivée. »

Vous arrivez à Monza, un circuit qui vous a souri l’an dernier avec la pole position. Comment voyez-vous la course ?

« Ça va être plus dur que l’année dernière, c’est sûr, parce que la BoP est quand même moins à notre avantage. En 2022, on avait une trentaine de chevaux en plus, donc forcément, ici, c’est appréciable. Cependant, je pense que nous devrions être pas mal quand même et être dans le match. Après, ça reste une course de six heures, il n’y a pas de raison que ça ne soit pas bien. »

Romain Dumas :

© Nico Deumille

Quelle va être la suite de la saison pour l’équipe ?

« Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question. J’espère qu’il y aura un après Monza, mais c’est difficile de juger. Le grand avantage, c’est que notre patron est un gars du cinéma, donc c’est un « showman » avec ses avantages et inconvénients. Il y a toujours cette part d’incertitude qui fait partie du show, on va dire. Ce n’est pas facile, bien évidemment, pour personne. Les gens posent sans arrêt cette question, ils peuvent être rapidement négatifs sur Glickenhaus Racing, mais d’un autre côté, comme je le dis souvent, qui dans ce paddock aujourd’hui paye avec son propre argent depuis trois ans au plus haut niveau ? Pas grand monde ! Ça fait trois ans que ça dure, il paye des structures comme Podium ou Joest, ce n’est pas rien. Au final, le mec est toujours là. Il a trois pilotes de qualité, tout le monde est payé rubis sur l’ongle, à l’heure. Il ressemble à Henri (Pescarolo). Si un jour ça doit s’arrêter, je n’en sais rien, vraiment, mais ce que le gars aura mis en place et fait sera plus que respectueux. Je pense que tout le monde devrait plus applaudir des deux mains plutôt que de raconter des histoires sur son avenir. »

Vous étiez à Pikes Peak entre Le Mans et Monza. Racontez nous comment cela s’est passé ?

« C’est un beau projet surtout en partant d’une voiture qui fait 1,8 tonne, qui n’est pas conçue pour la course, un Ford transit électrique. On ne s’imaginait jamais être aussi performant et à faire de genre de chronos, mais Ford a quand même très bien travaillé. Il y avait quand même de sacrés ailerons générant pas mal d’appui. J’ai roulé sur circuit avant, c’est sûr que l’on ressent le poids, mais entre la puissance et l’appui, finalement, ça marchait plutôt bien. Ma montée n’était pas parfaite parce qu’on a eu un problème de régénération au freinage. C’est vrai qu’on peut avoir quelques regrets, mais à la fin, l’idée, était d’essayer de battre le record de la catégorie et c’est ce que nous avons fait. D’un côté, forcément, je suis frustré car j’échoue à 7 secondes de la victoire, d’un autre côté, j’espère qu’on y retournera pour faire encore mieux. »

© FORD

La semaine dernière, c’était le Mans Classic mais pas de Romain Dumas….

« Ca fait quand même quatre semaines d’affilée que je n’étais pas rentré chez moi. C’est vrai que je ne suis pas souvent à la maison, mais là, c’était vraiment long. J’ai fait les essais à Pikes Peak, Le Mans, Mille Miglia puis Pikes Peak. Franchement, ce n’est pas que je n’avais pas envie de rouler dans des belles voitures au Mans Classic, mais, j’en avais un peu « assez ». Il ne faut pas oublier non plus que la saison avance et qu’il faut préparer celle d’après. Dans 15 jours, je suis à la Baja Aragon avec mon équipe pour préparer le Dakar. Je roule aussi deux jours la semaine prochaine, tout ça fait que je me languis d’être au mois d’août pour m’arrêter 15 jours. Et puis je vais essayer de faire quelques rallyes sur la deuxième partie de l’année. Donc, si Glickenhaus lève un peu le pied, je dis bien si, ce que je n’espère pas, de toute manière, des occupations, j’en aurais toujours.»

Vous aurez toujours deux protos engagés au Dakar avec la même structure ?

« Oui, tout pareil, avec Alexandre Pesci de Rebellion. Je suis impatient d’être au Dakar car je suis de plus en plus performant, donc forcément que ça commence à me plaire de plus en plus. J’espère que cette année, on aura encore quelques belles étapes pour passer un nouveau cap. Et il ne faut pas oublier que ça se développe bien en rallye raid. Maintenant, l’Endurance, surtout en Hypercar, reste aussi quelque chose d’important à mes yeux. Ca tombe bien, parce que finalement, le Dakar c’est plus en hiver et l’autre est au mois de juin (rires), donc, je peux arriver à faire les deux. Et puis voilà, si j’arrive à faire un peu de rallye au milieu de tout cela, c’est encore mieux, et bien entendu, Pikes Peak, qui toujours aussi beau. J’ai donc de la chance ! »

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