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Ricky Taylor tient la corde pour un baquet Cadillac Hertz Team JOTA en 2027

Alors qu’Alex Lynn et Sébastien Bourdais devraient quitter Cadillac Hertz Team JOTA à l’issue de la saison, deux baquets se libèrent en vue de 2027. Si le nom d’António Félix da Costa s’est imposé pour l’un d’eux, l’autre réserve davantage de surprise. Il y avait un candidat logique, celui laissé vacant sur la n°12 : Louis Delétraz. Ce sera pourtant, selon nos informations, Ricky Taylor qui devrait en hériter.

Appelé cette saison pour remplacer Alex Lynn, blessé, le Suisse a disputé les 6 Heures de Spa puis les 24 Heures du Mans au volant de la V-Series.R n°12, se battant pour le général de la classique mancelle. Deux piges réalisées dans un univers qu’il connaît bien, une première toutefois dans la catégorie reine du WEC. Une intégration réussie qui faisait de lui le successeur naturel, portée par un palmarès qui n’a plus rien à prouver en endurance : champion FIA WEC LMP2 en 2023, multiple champion LMP2 en European Le Mans Series et détenteur de plusieurs podiums de catégorie aux 24 Heures du Mans.

Interrogé sur son avenir, l’intéressé laisse toutefois entrevoir sa confiance : « Je suis content de ma situation. Bien sûr, Le Mans, c’est un point qui est important pour moi. C’est fantastique de l’avoir fait cette année avec Cadillac, au volant de la n°12, d’avoir une chance de se battre au général. Donc c’est quelque chose que j’aimerais faire l’année prochaine en Hypercar. Et ça, c’est une des choses qui n’est pas encore fixée. Mais pour le reste, je pense que j’ai une bonne idée d’où je serai. »

La suite pourrait ne pas lui donner raison sur ce point précis. Car c’est bien Ricky Taylor, son équipier chez Wayne Taylor Racing en IMSA, qui tiendrait désormais la corde, un choix pour le moins inattendu au vu des parcours respectifs des deux hommes.

© FIA WEC / Julien Delfosse / DPPI

Un choix qui interroge

Le talent de l’Américain, double champion IMSA (2017 et 2020) et figure majeure du prototype nord-américain, n’est évidemment pas en question. En comparaison, sa carrière est majoritairement nord-américaine, en IMSA avec toutes les caractéristiques qu’on lui connaît, quand Delétraz s’affirme comme l’un des meilleurs pilotes d’endurance de sa génération.

Comment expliquer, dès lors, cet arbitrage ? Malgré l’unité affichée par les équipes du collectif Cadillac, toutes engagées au service de la marque, chacune conserve une voix qui compte dans le choix de ses pilotes. Difficile, dans ce contexte, de ne pas y voir un choix où les considérations sportives, seules, ne semblent pas avoir pesé le plus lourd. Un constat qui, sans que rien ne soit officiellement tranché ni assumé publiquement, circule déjà largement dans le paddock.

L’autre baquet, lui, va revenir à António Félix da Costa, qui était jusque-là engagé sur l’Alpine A424 n°35 et qui, sur décision de l’écurie française, ne devrait pas venir à bout de la saison. Le Portugais effectuera ainsi un retour aux sources dans une équipe où il a tout connu jusqu’au titre LMP2 en FIA WEC 2022 et une victoire aux 24 Heures du Mans la même année, puis la première Porsche 963 privée en Hypercar en 2023.

Florian Defet

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club