René Rast s’apprête à disputer ses 5e 24 Heures du Mans, cette fois-ci chez Tower Motorsports sur l’Oreca 07 n°13 en compagnie de Ricky Taylor et Steven Thomas. Il vise bien évidemment la victoire en LMP2 Pro-Am mais aimerait aussi rouler en Hypercar dans les années à venir, lui qui a connu la catégorie reine chez Audi Sport. Endurance24 est allé à sa rencontre.
Comment s’est fait l’accord entre vous, TDS et Tower Motorsports ?
« En fait, John m’a contacté par téléphone et m’a dit : « Voudrais tu faire les 24 Heures du Mans pour moi ? Au départ, je lui ai dit non, je ne peux pas, je n’ai pas le temps, j’ai un programme tellement important. Mais tout d’un coup, j’ai été très enthousiaste à l’idée de le faire alors je lui ai dit oui, pourquoi pas, faisons le ! Je me suis donc engagée. »
Vous, plus Ricky, plus Steven Thomas, cela fait un bien bel équipage. Quelles sont vos attentes pour la course ?
« L’objectif est clair, nous voulons gagner la catégorie, c’est certain. Ricky est un pilote très professionnel, il a beaucoup d’expérience. Steven aussi, il a gagné l’année dernière ici et est en tête du championnat IMSA. Je pense que c’est une très bon équipage pour la catégorie AM. »

Vous voulez peut-être effacer le résultat de l’année dernière parce que c’était un peu décevant pour vous (il roulait alors chez WRT et la voiture a abandonné) ?
« C’est sûr que c’était décevant. Nous avions une voiture très compétitive, mais le résultat n’a pas été au rendez-vous. Nous n’avons même pas terminé. et c’est aussi pour cela que j’aimerais monter sur le podium cette fois-ci. »
Vous connaissez Ricky et Steven ?
« Je connais Ricky depuis les essais de Monza, mais je ne connaissais pas Steven, nous nous sommes rencontrés mardi pour la première fois. »
Quand avez vous piloté l’auto pour la première fois ?
« À Monza, nous avons eu une journée d’essais, mais cela fait déjà presque deux mois. Cela fait longtemps que je n’ai pas roulé dans cette voiture, mais j’ai fait tout le championnat l’année dernière ainsi que Le Mans. J’espère que ce ne sera pas un trop grand changement pour moi de passer de la Formule E (il est chez Neom McLaren Formula E Team), au DTM (au sein de Schubert Motorsport) à cette LMP2. »
Avez-vous besoin d’un temps d’adaptation ? Ou vous sautez d’une voiture à l’autre facilement ?
« Normalement, ce n’est pas un problème, mais évidemment Le Mans est très spécial. C’est sûr qu’il me faudra deux ou trois tours pour être vraiment compétitif. Il s’agit de se mettre dans le rythme. Au Mans, il faut faire beaucoup de tours, prendre confiance et ensuite être rapide. Mais cela n’a pas de sens de partir au premier tour, de pousser tout de suite et de détruire la voiture. Je vais donc prendre mon temps. »
Quel est votre regard, votre premier regard ou votre première opinion sur l’équipe ?
« Je suis très positif. Tout le monde est très amical, ouvert et souriant. Je me sens très à l’aise, très bien accueilli. C’est déjà comme une grande famille. C’est donc très agréable d’être ici. »

Votre casque est très beau avec cette décoration spéciale Michel Vaillant. Connaissez vous la bande dessinée ?
« Oui, bien sûr. »
Même en Allemagne ?
« En Allemagne, le nom est Michel Vaillant est connu. Je suis même assez fier de ce casque, je suis content de porter ces couleurs. Vous savez, ce n’était pas écrit dans le contrat. Il n’est pas obligatoire pour moi d’avoir ce design. Je me suis dit : « C’est un partenaire spécial. Michel Vailant est quelqu’un de spécial. » Alors je me suis dit qu’il serait bien de faire un design spécial. »
Quand allez-vous revenir à l’endurance à plein temps ? Vous êtes peut-être en train de regarder les baquets Hypercars…
« J’espère l’année prochaine. C’est à voir. En tout cas, l’Hypercar est une option, mais il est trop tôt pour le dire. Il est certain que j’envisagerai de disputer le WEC à plein temps à un moment donné ! »
Qu’en est-il de la Formule E ? Êtes-vous satisfait pour le moment ou est-ce un peu difficile ?
« C’est difficile. La Formule E est un championnat très difficile. Nous avons eu un très bon début de saison parce que l’équipe est à un très haut niveau et nous avons signé un podium dès le deuxième week-end. Depuis, les choses ne se sont pas arrangées. Les concurrents reprennent du poil de la bête et s’améliorent. Nous devons trouver un peu de rythme et rattraper notre retard. »
C’est l’anniversaire de la course. Que ressentez vous à l’idée d’en faire partie ?
« C’est très spécial. Évidemment, tout le monde veut gagner cette course. C’est le 100e anniversaire, la 91e édition de la course. C’est donc une grande opportunité de participer à cette course, je me sens très privilégié d’être au départ de cette épreuve. »
Suite à l’accident de Steven Thomas en essais libres et le forfait pour les qualifications, l’Oreca ne s’élancera que de la dernière ligne de la grille de départ.
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