| 5 juillet 2025 | par

Pourchaire : « Je savais que c’était mon moment »

© MPS Agency

Le pilote d’Algarve Pro Racing a signé à Imola sa première pole position en ELMS, au terme d’une séance aussi imprévisible que décisive.

Il a fallu attendre les toutes dernières secondes, sur une piste à peine sèche, pour connaître le nom du poleman à Imola. Et c’est Théo Pourchaire, au volant de l’Oreca 07 n°25 d’Algarve Pro Racing, qui a su tirer son épingle du jeu dans des conditions changeantes. Le Français, visiblement ému après la séance, a décroché sa première pole en LMP2, grâce à un tour bouclé en 1:37.919, loin devant la concurrence.

« C’était une séance de qualifs folle. Beaucoup de retard, beaucoup d’attente… franchement, c’était stressant, » confie Pourchaire, qui découvre cette année l’endurance. « Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en LMP2 sur le mouillé ou les conditions mixtes. Mais une fois dans la voiture, j’y suis allé à fond. Je voulais vraiment décrocher cette pole. »

Un objectif clair dans une situation taillée sur mesure pour le pilote français, qui souligne que les conditions piégeuses pourraient parfois mieux lui convenir que le sec. « Ces conditions pouvaient m’avantager. En LMP2, je suis un pilote assez grand, un peu plus lourd que la moyenne, donc sur les longs circuits, sur le sec, je suis parfois en difficulté. Mais là, je savais que c’était mon moment. J’ai tout donné… et je l’ai fait. Un immense merci à l’équipe APR, à mes sponsors, à toutes les personnes qui me soutiennent. Ça compte énormément. La dernière fois que j’étais en pole, c’était à Monza, en F2, en 2023. Encore l’Italie ! Je crois que j’adore ce pays. »

Pourchaire : « Je savais que c’était mon moment »

© MPS Agency

Alors que la séance a été interrompue par un drapeau rouge à trois minutes de la fin, l’ensemble des pilotes n’a eu droit qu’à une seule tentative chronométrée après la relance. Pourchaire ne s’est pas laissé piéger par la tension ni par les évolutions rapides de la piste.

« Honnêtement, je n’ai pas pensé à passer en slicks. Mais quand je suis ressorti après le drapeau rouge, j’ai vu qu’il y avait carrément une ligne sèche. Ça m’a surpris. Heureusement, tout le monde était encore en pneus pluie, donc il ne restait qu’à pousser plus fort que les autres. C’est ce que j’ai fait. »

Un effort payant, et riche d’enseignements pour la course. « C’est une bonne info pour demain. Il y a encore des risques de pluie, mais on sait maintenant que la piste sèche vite dès que le soleil sort. Il faudra rester attentif. »

La course des 4 Heures d’Imola débutera ce dimanche à midi, avec un plateau homogène et une météo encore indécise…

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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