Alors qu’Antonio Fuoco a décroché la pole position pour les 6 Heures d’Imola et que Nicklas Nielsen va prendre le départ à 13h, leur coéquipier de la Ferrari 499P n°50, Miguel Molina, s’est confié à Endurance24 avant le coup d’envoi de la deuxième épreuve du WEC.
Quels seront les éléments décisifs pour espérer gagner sur une piste aussi étroite ?
« Nous abordons cette course avec beaucoup de motivation, surtout parce que c’est notre course à domicile, ici à Imola, et que pour Ferrari, c’est très important. Ce sera un bon défi car le trafic sera un élément clé de la course et des relais. Nous devrons rester très concentrés et engagés, et perdre le moins de temps possible lorsque nous dépasserons les voitures GT, en particulier. »
Les températures ne sont pas très élevées ici. Pensez-vous que la stratégie liée aux pneumatiques jouera également un rôle déterminant ?
« Oui, ce sera difficile, surtout lors des premiers tours lorsque vous mettez des pneus neufs et que ces derniers sont froids. Nous avons un an d’expérience, mais ce n’est pas la meilleure façon de faire, surtout avec des températures basses. Ce sera un bon défi, mais nous essaierons de survivre en piste et de faire de notre mieux. »

© Nico Deumille
On sait d’ailleurs à quel point la mise en température des gommes est délicate et peut faire gagner ou perdre énormément de temps…
« Nous allons essayer de pousser autant que possible pour chauffer les pneus sans trop les endommager. Ce sera certainement une clé pour la course, pour les stratégies, pour les neutralisations, pour les redémarrages, et tout cela sera aussi un bon défi. »
Vous étiez au Castellet la semaine passée pour mener des essais. Quel était l’objectif ?
« Nous nous préparons pour les 24 Heures du Mans, il est donc très important de tout résoudre, en pensant à la grande course de l’année. Mais ce n’est pas tout, il est toujours important de réaliser que nous avons encore une grande marge de progression, tant pour nous-mêmes que pour notre voiture. C’est très important d’acquérir le plus de connaissances possibles car, comme je l’ai dit, la grande course de l’année approche et nous devons être prêts. »
D’un point de vue personnel, quel regard portez-vous sur votre carrière jusqu’ici, en Hypercar avec Ferrari ?
« Je pense avoir atteint l’année dernière le plus haut niveau de ma carrière. Cela fait sept ans que je suis en DTM. J’ai également participé au championnat du monde GT pendant quelques années, j’ai couru en GT dans le monde entier et j’ai remporté quelques championnats. Mais je pense que le niveau que nous atteignons aujourd’hui est le plus élevé que je puisse atteindre à l’heure actuelle. Je suis donc très heureux. Je me sens bien, je me sens en forme pour ce championnat, je me sens rapide. »
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