À l’occasion du lancement des festivités de la 93e édition des 24 Heures du Mans, Pierre Fillon, président de l’Automobile Club de l’Ouest, évoque pour Endurance24 une course qui s’annonce déjà comme un grand cru populaire — en attendant le verdict de la piste.
« Cette édition a en réalité commencé dès novembre, au moment de l’ouverture de la billetterie », explique-t-il. « En 24 heures, nous étions à guichet fermé. C’est un record, même devant le Centenaire ou 2024. Tout le monde veut la gagner, bien sûr. Ce sont toujours les 24 Heures du Mans, et je pense que tous les concurrents auront à cœur de faire tomber Ferrari cette année. »
Pour enrichir l’expérience des fans, de nombreuses nouveautés ont été mises en place. « On a renforcé les fan zones un peu partout sur le circuit. Et samedi soir, on proposera un show encore plus spectaculaire, avec notamment un spectacle de drones. L’idée, c’est vraiment d’offrir toujours plus au public. »
Sur le plan sportif, le président de l’ACO s’attend à une course particulièrement disputée. « L’exploitation des pneus, la vitesse pure… le Mans est un circuit très complet. Il y a les longues lignes droites, les virages Porsche, des zones beaucoup plus lentes… Et il ne faut pas oublier qu’on roule sur une route départementale le reste de l’année. Tout cela resserre les écarts de performance bien plus que sur les autres manches du WEC. »

© FIA WEC / DPPI
Au-delà de la course, le circuit évolue en profondeur, avec plusieurs chantiers majeurs. Le premier concerne le musée des 24 Heures. « On va doubler sa surface. L’intérieur sera complètement repensé, avec une immersion totale dans l’univers des 24 Heures. Et on ajoutera une partie consacrée au reste du sport automobile, avec des voitures de F1, d’IndyCar, de Can-Am, de rallye… Ce sera un vrai musée du motorsport. »
Un autre projet est dans les cartons depuis plusieurs années : la refonte du bâtiment des stands. « Le dossier était quasiment bouclé avant la pandémie de Covid-19, mais on a dû le mettre en pause. On est reparti d’une page blanche. Aujourd’hui, on est en pleine phase de conception, la plus longue et la plus stratégique. On ne peut pas arrêter l’exploitation du circuit ni faire l’impasse sur une édition. Il faudra donc planifier les travaux en plusieurs étapes, et c’est là-dessus que nous travaillons. »
Enfin, cette édition 2025 inaugure un nouveau format pour les qualifications et l’Hyperpole, premier grand moment de sport et de tension avant la course. « On voulait quelque chose de plus spectaculaire, pour le public sur place comme pour la télévision. Mercredi soir, toutes les voitures participeront à une première session, séparées par catégories : GT3/LMP2 d’un côté, Hypercar de l’autre. On retiendra 15 Hypercar et 12 voitures en LMGT3 et LMP2. Le jeudi, deux sessions d’Hyperpole seront disputées, à nouveau séparées. Et la dernière verra les 10 meilleures Hypercar s’élancer seules sur les 13 kilomètres du circuit, sans trafic. Ce sera un vrai exercice de vitesse pure, et un beau moment pour les spectateurs. »
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