Le Centenaire des 24 Heures du Mans suscite un engouement exceptionnel, au point de voir la plupart des billets s’envoler en quelques semaines seulement.
L’Automobile Club de l’Ouest avait déjà parlé de « succès historique » en novembre dernier lorsqu’elle a annoncé que les tribunes étaient complètes, moins d’un mois après l’ouverture de la billetterie. Récemment, ce sont les parkings et aires d’accueil qui ont été pris d’assaut en quelques jours.
A l’occasion de la conférence de presse organisée mercredi dernier, Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest a répondu à nos questions.
Peut-on s’attendre à une édition à guichet fermé et quelle serait la limite ?
« Il est évident qu’il y a des normes de sécurité à respecter et nous voulons que les spectateurs vivent une expérience extraordinaire. On ne peut pas étendre à l’infini le nombre de spectateurs. Je ne sais pas si on fera un record de fréquentation, mais le chiffre des 280 000 personnes sur la semaine est possible aujourd’hui. Ce n’est jamais arrivé dans l’histoire des 24 Heures du Mans, mais vu l’engouement qu’on a sur la billetterie cette année, on pourrait être à guichet fermé. »
Combien de billets ont déjà été vendus ?
« Aujourd’hui, nous avons déjà vendu autant de billets qu’en 2022. C’est exceptionnel, nous n’avons jamais vu ça ! Habituellement, nous vendons beaucoup de billets les trois dernières semaines. L’engouement dépasse ce que nous avions imaginé. Ce n’est jamais arrivé, en dehors de la pandémie du Covid-19, que nous limitions le nombre de spectateurs. »

Quelles dispositions particulières avez-vous prises pour cette édition unique ?
« Nous avons travaillé pour accueillir 20% de spectateurs en plus que d’habitude et c’est pour cela que nous avons réorganisé les parkings, sorti les voitures du circuit pour les mettre à l’extérieur et augmenté le nombre de fans zone. Nous avons trouvé de nouvelles zones, comme à l’hippodrome qui nous a mis à disposition ses espaces. Nous travaillons actuellement avec la ville et le département pour trouver de nouvelles aires d’accueil. »
Comment expliquez-vous cet enthousiasme ?
« Nous n’avons pas tous la chance dans une vie de pouvoir célébrer un centenaire d’un événement tel que les 24 Heures du Mans. Tout le monde veut être présent en juin prochain, qui plus est avec un plateau extraordinaire qui attire encore plus de monde. C’est l’édition à laquelle tout le monde veut participer et celle que tous les concurrents veulent gagner. Toutes les équipes de l’ACO travaillent d’arrache-pied pour offrir un événement exceptionnel. »
Pourquoi avoir réduit d’une heure la durée totale des essais libres ?
« C’était une demande des équipes. La semaine est vraiment très chargée pour eux. Quand la course s’arrête, eux ne s’arrêtent pas tout de suite. Nous avons voulu leur donner un peu d’oxygène, comme à nos commissaires. Il faut penser à eux, qui sont là toute la semaine et qui effectuent un travail formidable. Il faut aussi leur octroyer un peu de temps libre. »
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