| 4 juin 2022 | par

Pierre Fillon : « entre 220 000 et 250 000 spectateurs » attendus aux 24 Heures du Mans cette année

La 90e édition des 24 Heures du Mans a une saveur toute particulière pour l’ensemble des acteurs de l’événement. Elle marque, en effet, la fin des restrictions liées à la pandémie de Covid-19, pour le plus grand plaisir des passionnés.

Les festivités de la dizaine mancelle ont débuté ce vendredi, avec la première journée du Pesage, en centre-ville du Mans, où de nombreux spectateurs étaient déjà présents pour approcher les pilotes et les voitures de ce cru 2022.

Cette première journée du Pesage fut l’occasion pour nous d’échanger avec Pierre Fillon, ravi de retrouver la place de la République… Entretien.

Président, comment vivez-vous ce retour à la normale ?

« C’est ‘presque’ un retour à la normale. Le Covid n’a pas encore totalement disparu, » rappelle le Président de l’Automobile Club de l’Ouest qui ne boude pas son plaisir à retrouver cette ambiance. « Aujourd’hui, retour du Pesage en centre-ville, cela a vraiment du sens. C’était un peu triste de faire ce Pesage sur le circuit, sans public. On retrouve cette ferveur et cette place de la République avec tous les fans qui sont déjà là, mais aussi les manceaux venus nombreux. C’est le moment où on rentre dans la semaine des 24 Heures. Je C’est beaucoup de plaisir d’être à nouveau ici. »

Pierre Fillon :

© Marc Fleury

Combien attendez-vous de spectateurs la semaine prochaine ?

« Si on compare à 2019 (avant Covid. Ndlr), nous serons un peu en dessous (252 500 spectateurs en 2019. Ndlr). C’était compliqué, il y a six mois, pour les agences qui nous amènent les spectateurs étrangers de se projeter. Nous étions alors en pleine 5e vague. Nous aurons donc un peu moins d’étrangers que d’habitude, mais je pense qu’on aura entre 220 000 et 250 000 spectateurs. »

Avec de nouvelles activités proposées aux spectateurs, l’ACO met les petits plats dans les grands…

« Le Mans est avant tout une fête populaire. Il y a la course, mais aussi tout ce qu’il y a autour. Les gens viennent vivre une expérience pendant une semaine aux 24 Heures du Mans et donc l’expérience spectateur est une priorité pour nous. Dans les priorités que nous nous étions fixées, nous avons dû renoncer à quelques projets, comme le pit building. Nous avons beaucoup travaillé durant la crise sanitaire pour pouvoir améliorer cette expérience. C’est pour nous un vrai plaisir de donner la piste aux spectateurs. »

Parmi les nouvelle activités proposées, l’ouverture de la piste au public vendredi 10 juin.

« Fouler la piste, c’est mythique. Beaucoup de gens pouvait accéder à la pit lane ou dans la ligne droite des stands le mardi, et autrefois le vendredi. Le grand circuit reste fermé à la circulation le vendredi et depuis cette année, du Tertre Rouge, jusqu’aux virages Porsche, quasiment, on va pouvoir fouler le circuit, sans billet, avec ses tennis, sa trottinette ou sa poussette. C’est quelque chose qui ne s’est jamais fait à ma connaissance. »

Pierre Fillon :

© Frédéric Le Floc’h / DPPI

Avez-vous apporté des modifications à l’Hyperpole, introduite en 2020 ?

« Sportivement, le format de l’Hyperpole ne change pas. En revanche, on va la mettre en scène de façon différente. L’année dernière, nous l’avions fait un peu tard. Cette année, il y aura une cérémonie de remise de l’Hyperpole, sur la piste, ce qu’on avait fait en 2020, sans spectateurs. Il y aura donc une cérémonie de l’Hyperpole, jeudi soir. »

C’est une tradition. L’ACO tient une conférence de presse chaque vendredi, à la veille de la course, pour dévoiler les nouveautés à venir. Sans nous dévoiler les détails Président, pouvez-vous nous indiquer quels sujets seront évoqués ?

« On va parler du futur de la catégorie LMP2, celui du GT, mais aussi de l’hydrogène, du centenaire, de RSE, d’esport… Beaucoup de sujets d’actualité, avec des précisions qui n’ont pas encore été données. »

On entend des bruits divergents à propos du maintien ou non des 6 Heures de Fuji. Qu’en est-il réellement ?

« L’épreuve de Fuji est maintenue. On travaille sur le fret. Sauf catastrophe d’ici-là, on ira au Japon. Cela fait deux ans que nous ne nous sommes pas rendus au Japon. C’est donc important d’y retourner cette année. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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