| 16 mars 2023 | par

Pierre Fillon (ACO), partie 2 : « nous travaillons sur la possibilité que les voitures arrivent au Pesage par la route »

© Nico Deumille

Deuxième partie de notre entretien avec Pierre Fillon à moins de trois mois du Centenaire des 24 Heures du Mans.  Le Président de l’Automobile Club de l’Ouest nous en dit plus sur les nouveautés mises en œuvre et celles qui sont envisagées dans le cadre de cette édition si particulière.

La mise en place de fan zones est-elle envisagée pour vivre la course d’une manière différente ?

« C’est à l’initiative des villes environnantes, et je sais que la ville du Mans y travaille. Il pourrait également y avoir d’autres initiatives, comme on a vu le voir autrefois, avec une fan zone à l’étranger, aux Etats-Unis par exemple. Ce sont sur des choses sur lesquelles on pourrait travailler. En ce qui concerne Le Mans, c’est la ville qui travaille sur la fan zone. »

Pierre Fillon (ACO), partie 2 :

© Arthur Chopin

L’ACO prépare cependant une nouveauté à l’occasion du Pesage, avec l’arrivée des voitures de course par la route. Qu’en est-il précisément ?

« Nous voulons faire plaisir à tous les spectateurs qui souhaitent venir au Pesage et donc, nous travaillons sur la possibilité que les voitures arrivent au Pesage par la route, à partir d’un endroit qui n’est pas encore définit. »

Les voitures s’élanceront-elles du circuit pour rejoindre la Place de la République ?

« Non, ce n’est pas possible car les voitures de course, par nature, n’aiment pas tourner au ralenti. Ce serait donc sur un trajet beaucoup plus court, mais suffisamment significatif pour que les spectateurs puissent les voir arriver, comme les 500 derniers mètres par exemple. C’est ce sur quoi on travaille actuellement. Nous en dévoilerons les détails au mois de mai. »

Les travaux en cours sur le circuit seront-ils finalisés pour juin prochain ?

« Pas tous. Avec le syndicat mixte, propriétaire du circuit, un certain nombre de travaux ont été entrepris. Nous sommes en train de refaire l’entrée Nord et l’entrée Sud qui seront opérationnelles pour le Centenaire. Cela va permettre d’améliorer la sécurité, l’accueil et surtout l’accueil des PMR. Il y a eu tout un travail qui a été mené, notamment avec le concours de Frédéric Sausset. On travaille aussi à repaysager toute la partie à la Chapelle et de l’autre côté de la chicane Dunlop, qu’on appelle la plateforme du musée. Cela sera également terminé pour le Centenaire. La sécurité étant un élément fondamental, un nouveau centre médical piste est en train d’être construit avec l’aide de MMA, que je tiens à remercier, sera également prêt pour les 24 Heures du Mans. Le dernier volet est l’extension du musée dont nous allons doubler la surface. Il y a un certain nombre de contraintes en termes de travaux qui font qu’ils ne seront pas terminés pour le Centenaire. Nous tablons plutôt sur les 24 Heures du Mans 2024. L’objectif est d’en faire le plus beau musée européen du sport automobile. »

Pierre Fillon (ACO), partie 2 :

© ACO

Qu’advient-il du projet consacré au bâtiment des stands qui avait été évoqué ces dernières années ?

« Nous allons remettre en marche ce projet en route en début d’année 2024. Il s’est passé beaucoup de choses depuis 2021 et notamment l’augmentation des coûts. Il y a une phase d’étude qui va durer un certain temps, mais nous allons relancer ce projet en 2024. L’idée est celle du départ, à savoir de réhabiliter le bâtiment actuel, de l’approfondir et surtout de revoir toutes les loges afin de les mettre aux normes d’aujourd’hui. »

Sur le plan sportif, la nouvelle version du règlement particulier des 24 Heures du Mans fait état d’une nouvelle procédure de Safety Car. Elles interviendront toujours au nombre de trois dans un premier temps, avant que tous les concurrents ne soient regroupés derrière une seule et unique SC avant la relance de la course. Pourquoi ce changement dans la procédure ?

« Le Mans est un circuit particulier de par sa longueur, 13 kilomètres, et la Safety Car est vraiment un outil utilisé lorsqu’il y a un grave problème de sécurité sur la piste, nécessitant une intervention immédiate. Dans ces cas-là, il faut réduire la vitesse de toutes les voitures et sur un circuit aussi long, on ne peut pas déployer qu’une seule Safety Car. C’est pour cela qu’il y en trois au Mans de façon à neutraliser immédiatement la piste.

 

Il se trouve que par le passé, nous avons eu des courses dont le résultat a été influé par cette procédure. Si vous aviez un écart de 30 ou 40 secondes entre les deux premiers du classement, le deuxième pouvait se retrouver derrière une Safety Car différente que le leader, ce qui engendrait un écart difficilement rattrapable à la régulière. Nous avons voulu pallier cela en faisant en sorte que la Safety Car ne vienne pas accroître les écarts, d’où la mise en place de cette nouvelle procédure. Certes plus longue, elle permettra toutefois de remettre tout le monde dans l’ordre, catégorie par catégorie afin d’avoir le moins d’influence possible sur l’issue de la course. Il faut bien retenir qu’au Mans, on utilise prioritairement le Full Course Yellow et les Yellow Zones. Le directeur de course n’utilisera que les Safety Car qu’en cas de besoin impérieux. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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