| 22 septembre 2021 | par

Pierre Fillon (ACO) : « Nous avons su le format définitif [des 24H du Mans] le 9 juillet »

Endurance24

Pierre Fillon n’est pas seulement venu à Spa-Francorchamps en tant que Président de l’Automobile Club de l’Ouest. Il a en effet remis le casque et sa combinaison pour piloter une Ligier JS P4 en Ligier European Series, aux côtés de Jacques Nicolet. Quelques heures d’ailleurs avant sa première course spadoise, il nous a accordé un entretien afin d’évoquer différents sujets.

La cinquième manche de l’ELMS fut l’occasion de dévoiler le calendrier 2022 du championnat européen. En croisant les différentes dates, on s’est aperçu qu’un clash avec Le Mans Classic paraissait inévitable…

« Pour l’instant, la date de Le Mans Classic n’est pas décidée. Elle dépend de Goodwood, qui dépend elle-même du calendrier de la Formule 1, » nous a précisé Pierre Fillon. « Il y aura sans doute un clash, soit avec le WEC soit avec l’ELMS malheureusement. C’est difficile de faire des courses en seconde partie du mois de juillet. Il n’y a pas suffisamment de week-ends dans l’année. »

Avez-vous prévu des scénarios différents en cas de crise sanitaire persistante ?

« Pour l’instant, non. On espère qu’avec tout ce qui est mis en place cette année en Europe, avec le pass sanitaire et la vaccination, cela porte ses fruits. Je ne pense pas qu’il y ait de grands changements en European Le Mans Series. En FIA WEC, il pourrait y en avoir et on verra ce qu’il se passera avec Sebring. Nous ne sommes plus dans la situation dans laquelle nous étions l’année dernière. »

Pierre Fillon (ACO) : "Nous avons su le format définitif [des 24H du Mans] le 9 juillet"

Les 24 Heures du Mans se disputèrent il y a un mois. On imagine que c’était un grand soulagement pour vous ?

« Nous sommes soulagés, pour les spectateurs, car c’était un vrai bonheur de les revoir sur le circuit, mais aussi pour les équipes. Parmi les éditions que j’ai connues et organisées, c’était la plus difficile que nous ayons eu à organiser. Nous avons su le format définitif le 9 juillet, donc nous n’avons eu que deux mois. C’était très dur pour les équipes qui, certes ont pu prendre quelques vacances, mais quand vous avez les 24 Heures à organiser, ce n’est pas vraiment des vacances. Tout le monde voulait réussir cette épreuve et ils se sont mobilisés comme jamais. Notre objectif était 50 000 personnes et nous l’avons fait. Nous avons eu en plus une très belle course. Je pense que la date était finalement la bonne, la meilleure possible. Surtout, l’ACO ne perdra pas d’argent cette année. »

Plus difficile à organiser que l’édition 2020 ?

« Oui. L’année dernière, nous étions à huis clos et donc nous cela nous avait permis d’être concentrés sur la partie organisation. Il n’y avait pas de problème en termes de cloisonnement des spectateurs. Là il fallait gérer les deux, mettre en place des animations etc. C’était donc beaucoup plus compliqué. »

On peut s’attendre à un retour à la normale avec plusieurs centaines de milliers de spectateurs en juin 2022 ?

« C’est difficile de vous dire ce qu’on nous demandera. Quand je vois ce qu’il se passe en Hollande, à Silverstone, ou même dans le foot, il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. Je pense qu’on en a encore pour six mois avec la pandémie et même si la situation ne sera pas encore revenue à la normale, on peut espérer au moins doubler la jauge de cette année. J’espère en tout cas. »

Le Hungaroring et Imola font leur retour à la place du Red Bull Ring et Monza. Pourquoi ces choix ?

« Dans un besoin de nouveautés. Cela faisait plusieurs années que nous visitions les mêmes destinations. Cela fait plaisir de retourner à Imola. Monza est un circuit mythique, mais Imola en est un aussi. Nous étions allés à Budapest au début des années 2010 et nous sommes contents d’y retourner aussi. Nous avons aussi écouté les teams qui, me semble-t-il, sont satisfaits de ce calendrier équilibré. »

Pourquoi ne plus retourner à Silverstone ? Le Brexit y est pour quelque chose ?

« Ce n’est pas tellement le Brexit, Silverstone est un circuit sur lequel il nous faut faire le FIA WEC et l’ELMS pour ce soit économiquement viable. C’est plus une histoire d’organisation et de calendrier. Nous n’excluons pas de retourner à Silverstone à l’avenir. »

L’Asian Le Mans Series approche à grand pas. Comme ça se présente ?

« Il y a beaucoup d’intérêts de la part des teams. Je pense que nous n’aurions pas pu faire un autre format cette année. L’Asie est toujours bloquée et il fallait de la visibilité, donc ne peut pas décider d’un calendrier au mois de décembre. Le format de l’année dernière avait bien fonctionné. Il était donc normal de le conserver en sachant que nous travaillons en ce moment sur le futur de l’Asian Le Mans Series. Nous avons vraiment la volonté de développer le championnat asiatique et essayer vraiment de faire quelque chose de très attractif pour les teams asiatiques. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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