| 25 mars 2024 | par

Peugeot 9X8 : Quelles sont les évolutions apportées à la version ‘2024’ ?

© Peugeot

Réduire la Peugeot 9X8 ‘Evo’ à la seule présence d’un aileron arrière serait simpliste. Olivier Jansonnie, le Directeur technique de Peugeot Sport, a détaillé les modifications apportées à l’Hypercar tricolore lors d’une table ronde avec quelques médias, dont Endurance24.

Nouvelle monte de pneus, nouveau package aérodynamique, aileron arrière… Peugeot Sport a travaillé intensément depuis le mois de mars 2023 pour développer la version 2.0 de sa 9X8, abandonnant son concept disruptif sans aileron arrière. Le défi était conséquent pour la marque au Lion qui a mené à bien le développement de la nouvelle version en parallèle de la saison 2023 du WEC.

Est-ce à dire cependant que la Peugeot 9X8 ‘Evo’ présentée ce lundi 25 mars est une voiture entièrement nouvelle ? Pas exactement. « Dans le temps imparti, on ne peut pas refaire une voiture intégralement, » a précisé Olivier Jansonnie. « L’idée de refaire une voiture intégralement, powertrain (groupe motopropulseur), coque, ce genre de choses, on ne sait pas faire ça. Juste pour une question de planning. Ce n’est pas réaliste de développer une nouvelle en un an. »

© MPS Agency

Un nouveau kit aéro plutôt qu’une nouvelle voiture

Les ingénieurs du constructeur français ont donc utilisé le concept existant de la 9X8 pour introduire ces nouvelles modifications. « Il y a beaucoup d’éléments, notamment la structure, ce qu’on appelle le bloc arrière, la structure arrière de la voiture qui porte l’aileron, où on a un concept d’accrochage de l’aile qui est un peu original, qui a déjà été fait par le passé mais qui n’est pas classique. Il permet notamment de préserver notre structure de crash arrière. On voulait éviter de repasser un crash test, par exemple. On a ce genre de contraintes dans le design. Ce sont des contraintes, mais, objectivement, on n’avait pas le temps de tout refaire.

On essayait d’identifier quels étaient les éléments sur lesquels on devait vraiment progresser, que ce soit en performance ou en fiabilité, et de les traiter en priorité dans le temps imparti. »

Le concept audacieux, avec une répartition des masses pensée autour des gommes d’une largeur de 31 cm à l’avant comme à l’arrière, s’est finalement révélé être le point faible des 9X8 avec des difficultés de traction. Peugeot a donc opté pour l’ensemble asymétrique (29 cm à l’avant et 34 cm à l’arrière), nécessitant un nouveau package aérodynamique.

« Avec des pneumatiques de tailles différentes, on est obligé de changer la répartition des masses de la voiture pour les faire fonctionner, d’où l’aileron arrière. Sur la monture précédente, on était aussi à l’optimum de répartition des masses, mais cet optimum n’est pas le même. On est finalement obligé d’alléger un peu la voiture, de déplacer du poids vers l’arrière, un maximum, ce qui, au passage, nous a permis de fiabiliser d’autres composants, notamment côté transmission.

On a remis de la masse, sachant qu’on avait un dimensionnement qui était extrêmement léger au départ pour arriver à avoir un maximum de poids sur l’avant. On n’avait plus cette contrainte. On a déplacé de la masse dans la voiture. Effectivement, on a une nouvelle aéro qui doit s’adapter également à ce changement de répartition des masses. »

 

Lorsque vous observez la Peugeot 9X8 ‘Evo’ de profil, la silhouette ne diffère pas beaucoup de la version précédente. Le bloc arrière n’est pas aussi imposant que sur les autres LMH, un choix délibéré. « C’est une voiture qui ressemble énormément à l’ancienne visuellement. Néanmoins, si vous superposez les deux, vous verrez qu’environ 95% des surfaces sont différentes. Nous avons essayé de conserver l’esthétique de la voiture qui avait été bien reçue et qui avait été un élément important dans notre projet, tout en réalisant un kit aérodynamique. Il y a eu un travail considérable. Vous allez retrouver les lignes de la coque parce que nous avons conservé la coque et les structures de crash.

Si vous les superposez, vous constaterez qu’il n’y a presque aucune surface identique

« Au-delà de l’aileron, qui est l’élément que tout le monde remarque, en réalité, les surfaces de la voiture semblent être les mêmes. Si vous les superposez, vous constaterez qu’il n’y a presque aucune surface identique… Je pense que la prise d’air de toit est à peu près la seule chose qui a été conservée. »

 

Journaliste depuis 2018 Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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