Déjà vainqueur des 24 Heures de Daytona en 2021 avec Era Motorsport dans la catégorie LMP2, Paul-Loup Chatin revient cette année sur l’emblématique course floridienne pour une cinquième participation.
Associé à Tobi Lütke, David Heinemeier Hansson et Ryan Dalziel au volant de l’Oreca 07 n°18 d’Era Motorsport, le pilote Alpine en Hypercar partage son expérience, ses impressions et ses ambitions pour cette édition 2024.
Paul-Loup, c’est votre cinquième participation consécutive aux 24 Heures de Daytona. Une course que vous connaissez donc très bien !
« Oui, en effet ! Ma première participation remonte à 2021, déjà avec Era, et on avait gagné. C’était inattendu, et c’est aussi pour ça que je sais que c’est une course où il faut rester calme. Tout peut arriver, c’est le charme des 24 Heures de Daytona. Cela dit, en LMP2, tout s’est énormément professionnalisé ces cinq dernières années. Le niveau monte chaque année, mais je suis content d’être chez Era Motorsport. On a une carte à jouer, même si on n’est pas les favoris. C’est un nouvel équipage et une équipe qui a un peu évolué par rapport à l’an dernier. Nous avons un pilote bronze qui découvre presque tout : le LMP2 et même le sport automobile, mais il a déjà fait un excellent travail. On essaie de construire là-dessus et de voir comment la course évolue. »

© Nico Deumille
Tu évoquais les évolutions au sein de l’équipe. Quels changements ont eu lieu ?
« Il y a une nouvelle équipe d’ingénieurs chez Era, avec leurs propres connaissances et une philosophie un peu différente de ce qui se faisait auparavant. Chacun doit prendre ses marques et apprendre à travailler ensemble. C’est une particularité de l’IMSA et des 24 Heures de Daytona : le rodage se fait souvent sur la course la plus importante de l’année. Avec le ROAR avant, tout va très vite. En plus, on a des conditions météo complexes avec le vent et des températures fraîches. Cette année, le vent semble plus constant, ce qui devrait nous aider. Contrairement à l’ELMS ou au WEC où les automatismes se rodent avant Le Mans, ici, tout se met en place au fur et à mesure. Il faut rester calme, suivre notre course, et si nous sommes encore dans le lead lap à la fin, alors tout peut arriver. »
Par rapport aux éditions précédentes, où vous situez-vous à ce stade ?
« J’en saurai un peu plus ce soir (interview réalisée jeudi avant les essais libres de nuit). Pour l’instant, la voiture est très plaisante et facile à conduire, mais il nous manque peut-être un petit quelque chose pour aller chercher la victoire en LMP2. Nous allons essayer de travailler dessus ce soir. Beaucoup d’équipes sont très fortes, on le sait. Il faut être réaliste, mais optimiste. En 2021, sur le papier, nous ne devions pas gagner, et pourtant, on l’a fait. »

© Nico Deumille
Cette pige à Daytona en amènera-t-elle d’autres en IMSA cette année ?
« Mon programme principal reste l’Hypercar en WEC avec Alpine, ainsi que l’ELMS avec IDEC Sport. Cela me fait déjà une belle saison. Je suis vraiment heureux d’être avec Era ici à Daytona. Peut-être qu’il y aura une ou deux autres courses, mais pour l’instant, on se concentre sur celle-ci. »
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