| 10 juin 2023 | par

Paul-Loup Chatin (IDEC Sport) : « Il y a un niveau énorme, la pole est déjà une bonne chose »

Paul-Loup Chatin a décroché sa deuxième pole position dans la catégorie LMP2 jeudi soir, lors de l’Hyperpole, après celle obtenue en 2018, déjà avec IDEC Sport. Le coéquipier de Laurents Hörr et Paul Lafargue a hissé l’écurie tricolore au sommet de la catégorie face aux favoris.

Quelles étaient vos sensations dans la voiture ?

« Je me suis très bien senti. J’avais une voiture qui était fine à piloter, mais souvent, au Mans, si on veut pouvoir se battre pour la pole, il faut une voiture fine avec du train avant pour pouvoir entrer avec beaucoup de vitesse dans les virages, principalement aux premier et dernier secteurs. C’est ce qu’on a réussi à faire. C’est là où on fait la différence par rapport aux autres. Je suis très heureux. C’est la deuxième pole avec IDEC Sport au Mans, en six ans. Je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’équipes qui arrivent à faire ça. Il y a des équipes comme JOTA qui enchaînent les victoires au Mans tout le temps, qui sont tout le temps performants, mais ça montre qu’avec IDEC, on fait du bon travail. On bosse dur, Nicolas Minassian fait tout pour nous donner la meilleure voiture possible. Et non, ça fait plaisir. On est une belle équipe, mais on reste une petite équipe parmi les autres. Et montrer qu’on sait être performants à ce point aux 24 Heures du Mans, c’est une belle satisfaction. »

La pole c’est une chose, mais le plus important arrive. Comment abordez-vous ces 24 Heures du Mans ?

« Évidemment, c’est une vraie satisfaction, mais on a savouré jeudi soir, mais on sait que c’est la première marche et il en reste 24 à gravir. Maintenant, on est vraiment concentré sur la course. Depuis le début de la semaine, on n’a pas spécialement travaillé pour la qualification. On a tout le temps roulé avec le plein d’essence en se concentrant pour la course. C’est aussi pour ça qu’en séance d’essais, on ne nous voyait pas spécialement devant comme ça. Et donc, c’est pour ça que je suis assez confiant. Je pense qu’on est une bonne voiture de course également. Après, on sait que ça va être très dur. Il y a un niveau énorme, mais c’est déjà une bonne chose. Et puis oui, maintenant, on sait que le plus important, c’est la course. »

Paul-Loup Chatin (IDEC Sport) :

© Nico Deumille

Racontez-nous votre tour de la pole et n’avez-vous pas eu peur de perdre l’avantage lorsque vos rivaux sont repartis à la chasse au chrono dans les dernières minutes ?

« Ce tour a été très bon. Je fais un très bon premier secteur. Et pour le coup, après, je sais qu’il faut que j’arrive à faire une très belle fin de tour, pas faire d’erreur. Je fais une toute petite erreur dans le dernier virage qui aurait pu me clouter la peau parce que je dois perdre un dixième dedans. Mais c’est vraiment un Tour où j’ai été à la limite partout. Vraiment à la limite, je ne me suis pas fait peur parce que je maîtrisais ce que je faisais, mais j’avais vraiment peu de marge et c’est un tour qui suffit. Il me manque un petit peu dans le deuxième secteur parce que j’ai aucune voiture devant moi pour me donner rien qu’un, deux, trois dixièmes d’aspiration. Il y a Louis Delétraz qui s’est mis dans mon aspiration et qui, pour le coup, fait un très beau deuxième secteur. J’ai essayé de le distancer dans le out lap, mais il ne fallait pas que je tape trop dans mes pneus non plus. Je sais qu’ils ont été malins. D’ailleurs, son ingénieur, c’est mon ancien ingénieur. Il m’a envoyé un petit message en disant qu’ils avaient essayé. Mais après, tout simplement, on n’avait plus assez d’essence pour repartir en Hyperpole. On met de l’essence au début et puis après, on ne peut pas en remettre. Nous, on avait notre ordre de marche. Quand il y a eu le deuxième drapeau rouge, je savais que suite à ça, c’était fini. Je ne savais pas si les autres pourraient repartir ou non. Finalement, il y en a qui ont pu repartir. Je savais que JOTA allait être très fort. C’était ma vraie crainte. Ça s’est avéré être une vraie crainte parce qu’il finissait à peine à un dixième de nous. »

Voir IDEC Sport briller serait une belle façon de célébrer le retour, d’une certaine façon, de la marque française Delage, dont les couleurs sont fièrement abordées sur l’Oreca 07 n°48.

« Oui, c’est une belle histoire. Je pense que IDEC Sport, c’est une écurie récente dans le monde du sport automobile, mais qui fait des très belles choses. Delage a écrit l’histoire dans le passé et finalement, réunir ces deux belles marques autour d’un événement unique comme celui-ci, c’est quelque chose de beau. Parfois, il faut lancer une pièce dans la machine et voir ce que ça va donner. C’est un peu le but de cette collaboration. Elle commence très bien. À voir ce que ça peut nous amener à tous pour la suite. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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