| 8 mai 2025 | par

Pascal Wehrlein (Porsche) : « Pas mal de choses sont nouvelles pour moi »

© Porsche

À un mois des 24 Heures du Mans, Pascal Wehrlein fait ses débuts en WEC ce week-end à Spa avec Porsche Penske pour mieux préparer son arrivée dans la Sarthe.

Pascal Wehrlein s’apprête à effectuer ses grands débuts en Championnat du Monde d’Endurance (WEC) ce week-end à Spa-Francorchamps. Aligné par Porsche Penske Motorsport sur la 963 n°6 aux côtés de Kévin Estre et Laurens Vanthoor, le pilote allemand vient remplacer Matt Campbell, engagé ce week-end en IMSA à Laguna Seca. Mais au-delà du simple intérim, cette pige s’inscrit dans une préparation active en vue des 24 Heures du Mans, où Wehrlein pilotera la Porsche n°4 avec Nick Tandy et Felipe Nasr.

« Ce sera mon premier week-end de course avec Porsche Penske. Du coup, pas mal de choses sont nouvelles pour moi, » confie le champion en titre de Formule E. « Nous avons eu une ou deux séances d’essais, ce qui m’a permis de me familiariser avec les gens, de m’adapter à la voiture. Chaque équipe fonctionne différemment. Et bien sûr, j’ai aussi échangé avec les autres pilotes, ce qui est important. Je me sens bien préparé. »

L’Allemand de 30 ans n’est pas totalement étranger aux courses d’endurance. En janvier, il avait déjà disputé les 24 Heures de Daytona au volant d’une Porsche 963 cliente du JDC-Miller MotorSports. Mais Spa constitue sa première apparition officielle dans l’écurie d’usine, avec l’objectif clair d’accélérer sa montée en puissance avant la grande classique mancelle. « Beaucoup de choses sont nouvelles et j’apprendrai énormément dans de nombreux domaines. Mais c’est justement l’objectif : être mieux préparé pour Le Mans. »

Le contraste entre la Formule E et le WEC ne semble pas poser de problème au pilote Porsche. « Ce sont deux championnats complètement différents, avec des voitures très différentes. Du coup, j’ai l’impression que l’adaptation est assez facile, puisqu’il y a très peu de points communs. »

Pascal Wehrlein (Porsche) :

© FIA WEC / DPPI

Sur un circuit aussi exigeant que Spa, Wehrlein aura l’occasion de tester ses capacités d’adaptation à un prototype de 1000 chevaux et de se confronter à une gestion de course totalement différente.

« J’ai aussi participé à beaucoup de courses de nuit ces dernières années. En Formule E aussi, il y a des courses nocturnes. Ce qui est certain, c’est qu’avec ces voitures, on voit moins bien la nuit que dans les courses de Formule E ou de Formule 1. Cela dépend aussi du circuit. À Daytona, l’éclairage est assez bon, mais Le Mans sera sans doute plus sombre. Lors des essais que nous avons faits, les circuits n’étaient évidemment pas éclairés. »

Wehrlein n’en reste pas moins lucide sur la portée symbolique de son futur engagement dans la Sarthe. « J’ai vraiment hâte d’être au Mans. Bien sûr, on a du respect pour toute l’histoire et pour cette course, pour ce que cela représenterait de gagner Le Mans, etc. Mais au bout du compte, cela reste un circuit, et on essaie d’aller aussi vite que possible, de donner le meilleur de soi-même. Une fois dans la voiture, on oublie tout le reste. »

La course des 6 Heures de Spa-Francorchamps, prévue ce samedi 10 mai à 13h (heure locale), servira donc de répétition générale pour Wehrlein, avant la grande échéance des 24 Heures du Mans, les 14 et 15 juin prochains.

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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