| 11 juin 2025 | par

« Pas autant en avance que certains pourraient le penser » tempère Akkodis ASP (Lexus)

© FIA WEC / DPPI

Lors de la Journée Test des 24 Heures du Mans, la Lexus RC F LMGT3 n°87 d’Akkodis ASP a signé le meilleur temps de la catégorie en 3:55.276 grâce à Jose Maria Lopez. Si cette performance a marqué les esprits, Arnold Robin, engagé sur la voiture sœur n°78, nuance avec lucidité. Il s’est confié à Endurance24 ce mercredi. 

« Depuis la saison dernière, nous poussons lors des séances d’essais pour nous jauger par rapport à nous-mêmes, » explique le Manceau. « Dimanche, j’ai fait une simulation de qualification, avec des pneus neufs et peu d’essence, et je suis certain que personne d’autre n’a fait ça. La domination que l’on a eue sur la Journée Test ne reflète absolument pas le niveau des autres. Le nôtre, par contre, oui. »

À l’approche des qualifications, Akkodis ASP a poursuivi un programme rigoureux. « Le matin, nous avons évité de prendre des aspirations, dans le but de comparer les deux voitures en termes d’aérodynamisme. Pour un pilote, ça permet de refléter vraiment les conditions que nous aurons en qualifications, et de ne pas découvrir la voiture à ce moment-là. »

© FIA WEC / DPPI

 

Arnold Robin reste conscient que la concurrence sera bien présente : « Nous ne sommes pas autant en avance que certains pourraient le penser, même si nous nous battons à l’avant depuis le début de la saison. Il n’y a pas de raison que ça soit différent au Mans. »

L’objectif, clairement affiché, reste l’Hyperpole : « Oui, nous voulons faire un bon boulot sur cette qualif. Même si le trafic est diminué cette année, il peut y avoir une Slow Zone ou un drapeau rouge qui nous empêche de boucler notre tour. Il ne faut pas qu’il y ait de déception si nous n’y allons pas. La position sur la piste reste un avantage, mais n’est pas primordiale. L’ambition dimanche, c’est d’être le plus haut possible. »

Pourtant, la Lexus RC F engagée en LMGT3 n’est pas une voiture de dernière génération. « Avec une voiture conçue en 2015, ça nous oblige à être très pointus. Nous devons faire attention aux vibreurs, qui peuvent endommager la voiture au long terme. La gestion électronique est également plus ancienne. Nous avions par exemple un problème de Traction Control, désormais résolu. »

Des efforts ont été faits pour moderniser certains éléments, sans compromettre la fiabilité. « Notre châssis est également nouveau et plus léger que l’ancien. Mais pour gagner quelques kilos, nous avons retiré la clim. Ça n’arriverait pas sur une voiture moderne, tellement elles sont en-dessous du poids. »

© FIA WEC / DPPI

Une décision audacieuse, alors que les températures annoncées pour la semaine sont élevées. « Oui, après j’ai l’impression que pendant la course ce sera mieux. Il nous reste une possibilité de secours avec un gilet rafraîchissant dans la voiture. C’est une climatisation beaucoup plus petite, qui sert uniquement à refroidir le pilote. On pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5 kilos. »

Un gain qui pourrait se traduire sur le chrono, mais à nuancer. « Les ingénieurs nous disent qu’on pourrait gagner entre 2 et 3/10 au tour. Mais je leur explique aussi que si à un moment donné, on se met à surchauffer dans la voiture, le temps perdu sera bien supérieur au gain potentiel. Il faut que ça reste sécuritaire. C’est encore en discussions, nous allons tester ça aujourd’hui. »

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

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