Panis Racing évolue depuis 2016 en European Le Mans Series et aux 24 Heures du Mans. Chaque année, c’est le casse-tête, comme pour toutes les équipes, pour composer le meilleur trio possible. Au fil des années, Olivier Panis et ses troupes ont vu pas mal de pilotes passer chez eux, certains jeunes en devenir, d’autres en pleine progression ou ceux au creux de la vague au niveau de leur carrière. A chaque fois la structure tricolore a su les propulser sur le devant de la scène. Olivier Panis est revenu sur certains pilotes qui sont devenus professionnels ou qui ont relancé leur carrière après être passés chez lui !
« On a formé des jeunes, j’ai plein d’exemples » lâche celui dirige l’équipe avec Sarah et Simon Abadie « C’est notre ADN depuis le début, maintenant, pour se battre contre ces grosses équipes avec des pilotes pros, c’est un travail d’acharné. Le premier a été Paul-Loup Chatin en 2016, notre première année en ELMS. Ça a été un bonheur de travailler avec lui, c’est un super mec et il nous remercie toujours de cette période. »
L’année suivante, un autre jeune pilote (alors âgé de 28 ans) arrive. « Nathanaël Berthon est quelqu’un que j’adore. Il a eu un début de saison 2017 un peu compliqué, mais après il a été étonnant et bluffant chez nous avec la Ligier JS P217, car il n’a jamais eu l’Oreca, donc pas la voiture la plus simple. On va dire que cette auto était très performante sur certains circuits et c’est vrai que « Nat » peut être super impressionnant. Je me rappelle la dernière course de la saison à Portimão où il avait signé la pole 5 ou 6 dixièmes devant tout le monde. Epoustouflant ! »

2017 / © MPS Agency
La saison suivante, Panis Racing signe un pilote d’un gros calibre car ayant déjà fait de la F1 (18 Grands Prix avec Caterham). Il va rester dans l’équipe française pendant quatre saisons en ELMS. « Après, il y a eu Will Stevens, Certes, il avait déjà sa carrière en F1 derrière lui, mais il était dans une impasse quand il est arrivé chez nous. Aujourd’hui, grâce à son talent, aussi, il est chez Jota avec la Porsche 963 en Hypercar. »
Le dernier en date est Job van Uitert qui vient de signer chez IDEC Sport. « Il a aussi eu une période super prospère, puis un passage à vide. On l’a eu chez nous, ce fut un plaisir de travailler avec lui et cela l’a relancé. Maintenant, il est dans un team où il devient professionnel et je pense qu’il va continuer à grimper. »
Il n’y a pas que les pilotes ayant déjà une certaine expérience que Panis Racing a boosté. « Des jeunes sont aussi passés chez nous, comme James Allen qui vient d’être sacré champion ELMS avec Algarve Pro Racing grâce à des performances incroyables ou encore René Binder. En huit ans en ELMS et aux 24 Heures du Mans, deux pilotes sont aujourd’hui en Hypercar en WEC (Paul-Loup Chatin chez Alpine et Will Stevens chez JOTA) après être passés chez nous à un moment difficile où ils étaient et on les a relancés. »

Paul-Loup Chatin en 2016 / © MPS Agency
Alors pourquoi Panis Racing arrive à faire briller ces pilotes et à les remettre en selle ? Olivier Panis explique : « On a quand même une culture de la course et une expérience pour aider des jeunes et des pilotes aussi assez affirmés qui traversent une passe difficile pour les relancer. C’est quand même un plus de notre équipe qui est un peu différente des autres. Je le redis, on est des potes, des associés passionnés qui veulent performer et notre ADN est d’aider les pilotes qu’on a bec et ongles à devenir pro. »
Alors peut-on dire que Panis Racing est un accélérateur de talents ? « C’est exactement cela. On essaye de découvrir des jeunes talents qui ne sont pas encore prêts, mais aussi ceux qui vivent un moment difficile qu’ils soient pro ou Gold. Ils en sont toujours ressortis très performants, avec une récupération de confiance énorme pour performer et se remontrer aux avant-postes. Parfois manger son pain noir, c’est bien aussi, ça fait réagir. Comme je l’ai dit, on a eu la chance d’avoir des pilotes comme Will. Mais attention, je n’oublie pas non plus qu’il nous a aussi beaucoup aidés, surtout un pilote de ce calibre. Mais la finalité est que maintenant il est pro, il est payé, il roule sur une Porsche Jota et pour Job, ça va être la même chose. »

Job van Uitert / Olivier Panis / © MPS Agency
Peut-être que le fait qu’Olivier soit un ancien pilote de F1 (158 GP dont une victoire à Monaco), qu’il ait fait pas mal d’endurance (quatre fois les 24 Heures du Mans plus une victoire aux 12 Heures de Sebring avec la Peugeot 908 Oreca) aide à faire passer des messages aux pilotes d’une façon différente. Ils se sentent peut-être mieux écoutés et savent que leur interlocuteur est réceptif et sait de quoi il parle. « J’adore ce rôle, ça me plaît beaucoup, c’est ce qui me motive vraiment. Moi aussi, j’ai connu des moments difficiles dans ma carrière en Formule 1. J’ai eu la chance d’être encadré par des gens très bien autour de moi qui ont réussi à relancer les choses.
Je pense que c’est très important pour un pilote qui doute à un moment donné ou qui ne sait plus trop où il en est, d’avoir des gens qui sont capables de le remettre dans le droit chemin, de lui expliquer que ce sont des choses qui arrivent, que ce n’est pas pour ça que c’est fini, au contraire, qu’il faut se retrousser les manches, être toujours très motivé, reprendre les vraies bases de travail et de confiance. Les jeunes compliqués, c’est ceux que j’aime avoir et on en a eu des pas faciles chez nous, mais, en tout cas, ils sont toujours repartis avec une confiance et où qu’ils aillent, ils ont toujours été performants après. »
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