| 16 juin 2025 | par

« On l’avait… et puis on ne l’avait plus » : la cruelle fin de course de VDS Panis Racing

Aux portes d’un triomphe mémorable, VDS Panis Racing a vu ses espoirs s’écrouler dans les derniers tours des 24 Heures du Mans. L’Oreca 07 n°48 termine finalement deuxième, au terme d’un scénario cruel.

VDS Panis Racing y a cru jusqu’au bout. Grâce à un équipage solide — Esteban Masson, Oliver Gray et Franck Perera — la n°48 s’est imposée comme l’une des références de la catégorie LMP2 durant l’intégralité de l’épreuve. « On a été là pendant 24 heures, on n’a fait aucune erreur, c’était l’objectif, » souligne Esteban Masson. « C’est comme ça qu’on allait pouvoir se donner une chance de gagner. »

Le combat face à l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition a tenu toutes ses promesses, dans un duel intense où la n°48 a mené 109 des 367 tours. Tout semblait encore jouable dans la dernière demi-heure, malgré un drive through pour excès de vitesse dans les stands. « Je suis parti pour mon dernier triple relais en sachant qu’on avait qu’un objectif, c’était de gagner. C’était pousser à fond, utiliser les vibreurs au maximum, c’était le jeu. Ça m’a permis de me rapprocher et de leur faire faire une erreur. »

« On est passés en tête pendant deux virages, jusqu’à ce que ça casse. On l’avait… et puis on ne l’avait plus. Il y a quelque chose qui a cassé, mais je ne sais même pas quoi. Peut-être la biellette, le triangle… La roue n’était plus droite, ça touchait beaucoup, je ne pouvais plus rouler. »

« On l’avait… et puis on ne l’avait plus » : la cruelle fin de course de VDS Panis Racing

© FIA WEC / DPPI

Malgré l’ampleur de l’incident, Masson est parvenu à rallier l’arrivée. « Je ne pensais pas que j’allais finir, je ne sais pas comment j’ai fait. J’ai réussi à la ramener à la maison, et c’est le plus important. Un podium pour l’équipe, c’est le minimum qu’elle mérite. On reviendra la prochaine fois. »

Cette deuxième place est difficile à savourer sur le moment, tant la victoire semblait à portée. « Là, la fatigue, la déception et les émotions font que je ne peux pas encore me réjouir. Mais on a fait quand même une grande course. Très positif. La voiture avait l’air de voler. On n’a juste pas été aidés par le safety car, qui a tout relancé alors qu’on était très bien positionnés. Mais bon… c’est aussi ça le sport auto. »

À titre personnel, le Français tire un vrai bénéfice de cette expérience. « Je suis très content. Il faut que je regarde en détail, mais j’étais très à l’aise, tout s’est bien passé, pas une seule erreur. Et c’est de bon augure pour la suite du championnat en ELMS. C’est encore plus décevant parce qu’on l’avait… jusqu’à ce qu’on l’ait plus. Mais encore une fois, c’est la course. Ils méritent tout autant que nous. Bravo à eux. C’était serré jusqu’au bout. »

 

Passionné de sport auto depuis toujours⎥Journaliste depuis 2018⎥Rédacteur en chef d'Endurance24
À propos de l'auteur, Florian Defet

Les articles similaires

Les derniers articles

Doublé des BMW du Team WRT aux Michelin 24 Heures de Dubaï 2026

Doublé des BMW du Team WRT aux Michelin 24 Heures de Dubaï 2026

Après les éditions 2022, 2023 et 2025, le Team WRT rajoute une nouvelle victoire aux 24 Heures de Dubaï à son étagère à trophées. Le team de Vincent Vosse réalise un magnifique doublé avec la victoire pour la BMW M4 GT3 n°669 pilotée par Jordan Pepper, Kelvin van der...

Annonces

Soyez au courant des dernières actualités du monde de l'Endurance par mail !

Loading