| 18 avril 2025 | par

Olivier Jansonnie (Peugeot) : « On a trouvé des choses intéressantes sur la voiture. »

© Nico Deumille

À Imola, Peugeot aborde la deuxième manche du championnat du monde d’endurance avec une approche bien plus structurée qu’en 2024, même si la préparation n’a pas été idéale.

En 2024, Peugeot débarquait à Imola dans l’inconnu. Douze mois plus tard, la donne a changé. « L’an dernier, c’était une nouvelle voiture, une nouvelle course, un nouveau circuit… tout était nouveau. Cette année, on connaît mieux la voiture, on a un peu plus d’expérience, et surtout, on a déjà couru ici. Ça change complètement la façon d’aborder le week-end », explique Olivier Jansonnie, directeur technique de Peugeot Sport, ce vendredi dans le paddock italien.

Avec des données concrètes issues de la course 2024, l’équipe peut désormais s’appuyer sur des bases solides. « Tout ce qu’on fait, on peut le comparer à ce qu’on avait l’an dernier. Les réglages, les performances… ça nous donne des repères, des références. »

Mais cette approche plus rationnelle a été contrariée par les essais réalisés sur le circuit italien, le 12 mars. « On avait prévu une journée d’essais communs ici avec les autres constructeurs, mais la météo était très compliquée. Il a tellement plu qu’on n’aurait jamais pu courir dans ces conditions. On a eu, à tout casser, une vingtaine de tours exploitables sur le sec. » Malgré tout, Jansonnie se veut pragmatique : « On n’avait réservé qu’une journée. On a eu plus de chance que ceux qui avaient deux jours, au moins on n’en a pas gaspillé deux. »

Olivier Jansonnie (Peugeot) :

© Nico Deumille

Depuis la manche d’ouverture au Qatar, l’équipe française a enchaîné les roulages – à Barcelone, au Castellet et à Spa – pour continuer à apprivoiser la 9X8 dans sa nouvelle configuration. « À Doha, ce n’était pas une grande course pour nous côté performance. On a rempli notre contrat avec un peu de malice parfois, mais on n’était pas au niveau attendu. Et surtout, on a découvert des problèmes qu’on n’avait pas encore rencontrés. »

Ces journées d’essais ont permis d’identifier des leviers de progression : « On a trouvé des choses intéressantes sur la voiture. Reste à voir si on peut les appliquer ici, car on n’a pas pu vraiment valider tout ça dans de bonnes conditions sur cette piste. »

Imola reste un circuit piégeux, où le dépassement est rare et la stratégie capitale. « C’est un tracé étroit, avec des murs proches, ce qui rend la course souvent chaotique. Il y a presque toujours une voiture de sécurité. C’est à la fois difficile et stratégique. » Dans ce contexte, les qualifications ont pris de l’importance : « Ce n’est plus vrai que les qualifs ne servent à rien. Depuis Le Mans l’an dernier, tout est très serré. Et ici, partir devant peut vraiment faire la différence. »

Olivier Jansonnie (Peugeot) :

© Nico Deumille

Le choix des pneumatiques pourrait également redistribuer les cartes : « Cette année, on a les medium et soft. L’an dernier, le pneu dur n’était vraiment pas utile. Là, on aura plus de possibilités sur la stratégie. »

Avec une grille plus relevée que jamais, Jansonnie reste lucide sur les ambitions de Peugeot, sans rien céder sur l’objectif : « On vient ici pour se battre. Gagner ? C’est toujours ce qu’on vise. Mais on sait que ce sera très difficile. Il y a beaucoup de constructeurs, donc statistiquement, c’est une bataille rude. Mais on est mieux préparés que l’an dernier, et ça, c’est déjà une base solide. »

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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