Nyck de Vries, qui a été pilote de réserve pour Toyota Gazoo Racing de 2020 à 2022 avant de faire ses débuts en F1, a été promu au sein du constructeur japonais l’hiver dernier. Il remplace ainsi José Maria Lopez et rejoint Mike Conway et Kamui Kobayashi sur la Toyota GR010 Hybrid n°7 pour la saison 2024 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA.
« Je suis très heureux et privilégié d’être ici », nous a confié le Néerlandais de 29 ans ce dimanche, à la veille du Prologue. « Je suis impliqué dans le monde de l’endurance, en WEC et en ELMS, depuis un certain temps. En fait, je faisais déjà un double programme avec la Formule 2 en 2018. J’attendais donc ce moment depuis longtemps. »
Cette année, pas moins de 19 voitures vont s’affronter dans la catégorie reine. De quoi renforcer son enthousiasme…
« Le WEC est sur une bonne lancée et je suis donc très excité. C’est un plateau très compétitif et nous sommes tous conscients que c’est probablement la saison la plus compétitive que le WEC ait connue depuis longtemps. »

© Toyota
La transition entre la fin de son aventure en F1 et son recrutement chez Toyota s’est faite naturellement pour Nyck de Vries. Il va toutefois devoir se familiariser avec ce nouvel environnement à l’aube de sa première course au volant d’une LMH.
« J’ai participé, bien sûr, aux essais depuis novembre. Il y a certains domaines où je dois m’habituer un peu plus et qui nécessitent un peu plus de concentration. J’ai été soutenu dans ces domaines, mais nous n’avons même pas encore commencé à courir, donc j’aurai besoin d’un peu plus de temps qu’eux, c’est sûr. Mais, oui, je pense que ça viendra bientôt. »
Le Néerlandais et ses coéquipiers Kamui Kobayashi et Mike Conway ont déjà eu l’occasion de découvrir le circuit international de Losail fin novembre.
« C’est un circuit assez difficile. Il est technique et rapide. Je pense qu’il sera difficile de dépasser. L’utilisation des vibreurs est assez différente des autres circuits car ils sont assez plats. Chaque circuit apporte des défis différents. Celui-ci semble être particulier à sa manière. Nous sommes heureux d’avoir eu l’opportunité de tester ici l’année dernière pour apprendre le circuit. »

© MPS Agency
L’occasion de revenir au Qatar avec quelques enseignements…
« En fait, il y a très peu de dégradation des pneus, ce qui est surprenant. Donc, je pense que les dépassements seront difficiles ici, qui plus est avec beaucoup de virages à haute vitesse. Oui, c’est une longue course. Il faut garder la voiture intacte pendant 10 heures, c’est long, donc il faut être patient. Comme je l’ai dit, chaque circuit a ses propres caractéristiques, ce qui apporte des défis différents. »
Après 11 départs en F1, dont 10 en 2023 avant d’être écarté par AlphaTauri en plein été, De Vries est ravi de retrouver la discipline Endurance.
« J’aime vraiment conduire la nuit. Cela crée un environnement encore plus intime parce qu’il fait noir, c’est juste toi et la voiture, et évidemment tu vois moins les alentours, et j’aime cet aspect des courses d’endurance. Et c’est agréable de partager la voiture, de trouver les meilleurs compromis ensemble, et tu ressens plus l’esprit d’équipe et la dynamique en endurance, ce que j’apprécie. »
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