| 13 juin 2026 | par

« Nous avons besoin d’un peu de chaos » : Stoffel Vandoorne lucide sur le début de course de Peugeot

© FIA WEC / DPPi

Après trois premières heures de course compliquées pour Peugeot TotalEnergies, Stoffel Vandoorne s’est montré réaliste sur la situation des deux 9X8. Le Belge estime que le rythme manque actuellement pour se mêler à la lutte en tête et reconnaît que la marque au Lion devra probablement compter sur des circonstances de course favorables pour espérer remonter dans la hiérarchie.

Comment analyses-tu ce début de course ?

« Pas très bien, pour être honnête. Je n’ai pas encore pris le volant, mais cela semble assez compliqué pour nous. Les conditions sont très différentes de celles rencontrées durant toute la semaine. Il fait beaucoup plus chaud et nous essayons encore de comprendre quels pneumatiques fonctionnent le mieux sur notre voiture.

Au niveau du rythme pur, c’est difficile. Il n’y a pas eu beaucoup d’incidents jusqu’à présent, donc nous faisons essentiellement notre propre course en essayant de maximiser ce que nous avons actuellement. »

Toyota a rapidement décalé sa stratégie pour prendre la tête. Était-ce une option pour Peugeot ?

« Toyota a fait un très bon travail stratégiquement, mais ils ont aussi le rythme pour se permettre ce genre de choix. Ils ont clairement cherché à obtenir de l’air propre très tôt dans la course en s’arrêtant rapidement afin d’éviter le trafic des GT.

Nous aurions pu faire quelque chose de similaire, mais je ne pense pas que cela aurait fondamentalement changé notre situation. Nous devons avant tout nous concentrer sur notre propre course. »

Le choix de partir en pneus durs était-il le bon ?

« Je pense que oui. Notre voiture sollicite beaucoup les pneumatiques et, avec les températures élevées que nous avons aujourd’hui, il était logique de commencer avec les pneus durs. Je pense que c’était le bon choix. »

Espères-tu une amélioration du rythme au fil de la course ?

« Relativement, je pense que nous pouvons progresser un peu. Habituellement, nous sommes assez performants pour mettre rapidement les pneus dans leur fenêtre de fonctionnement, mais cela nous pénalise davantage lorsqu’il fait très chaud.

Cette nuit, avec des températures plus basses, nous espérons être un peu plus compétitifs. »

Hier, tu évoquais un déficit de vitesse de pointe. Est-ce toujours le principal problème ?

« Pas vraiment. Honnêtement, la vitesse de pointe semble correcte. Nous ne sommes probablement pas les plus rapides, mais nous ne sommes pas non plus les plus lents.

Le problème vient davantage du rythme global. Si ce n’est pas dans les lignes droites, alors c’est dans les virages… »

La hausse de la pression minimale des pneus à 2,1 bars accentue-t-elle vos difficultés ?

« Oui, cela rend les choses plus compliquées. Mais c’est pareil pour tout le monde.

Je pense toutefois que nous disposons probablement d’un peu moins d’appui que certains concurrents, ce qui nous fait davantage glisser. Cela génère plus d’énergie dans les pneus et nous éloigne un peu plus de notre fenêtre optimale de fonctionnement. »

As-tu été surpris par quelque chose durant ces premières heures ?

« Non, pas vraiment. Toyota est rapide comme attendu. Les Ferrari sont également dans le match. Devant, la course est assez serrée et intéressante à suivre.

Malheureusement, nous ne faisons pas vraiment partie de cette bataille pour le moment. »

Vous êtes partis sur une stratégie à 13 tours. Était-ce prévu dès le départ ?

« Oui, c’était le plan depuis le début. Nous sommes restés sur des relais de 13 tours. »

Avec une course aussi calme, avez-vous besoin d’un élément extérieur pour revenir dans la partie ?

« Clairement, oui. Nous avons besoin d’un peu de chaos pour pouvoir jouer un rôle dans cette course.

La pluie nous aurait probablement aidés, mais cela ne semble pas être au programme aujourd’hui. »

Les points restent-ils un objectif réaliste ?

« Honnêtement, je ne sais pas. C’est évidemment notre objectif, mais il faudra aussi un peu de réussite de notre côté pour que cela arrive.

Attendons de voir comment la course évolue. »

Les arrêts aux stands peuvent-ils devenir un atout pour Peugeot ?

« Historiquement, notre équipe est plutôt performante dans cet exercice. Lorsque nous analysons le temps passé aux stands sur l’ensemble d’une course WEC, nous sommes généralement très compétitifs.

C’est typiquement l’un des domaines où nous devons être parfaits pour rester dans le match. »

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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