| 30 juillet 2022 | par

Nigel Bailly (CMR) : Les 24 Heures de Spa, « la concrétisation d’un plus grand rêve »

© Nico Deumille

Après avoir vu l’arrivée des 24 Heures du Mans en 2021, Nigel Bailly prendra le départ des TotalEnergies 24 Heures de Spa ce samedi 30 juillet, à 16h45.

Le pilote belge, paraplégique, s’est lancé ce nouveau défi quelques mois après avoir réalisé l’exploit dans la Sarthe, au volant d’une Oreca 07.

Après la LMP2, Nigel Bailly a découvert la catégorie GT3, au volant de la Bentley Continental GT3 engagée par l’écurie CMR, avec laquelle il a disputé la première manche du GT World Challenge Europe à Imola. Un problème mécanique n’a pas permis à la Bentley n°107 de disputer les 1000 km du Paul Ricard.

Que représente pour vous cette participation aux 24 Heures de Spa ?

« C’est une seconde réussite personnelle de disputer une deuxième course de 24 heures, qui plus est la plus grande course GT3 au monde. C’est véritablement positif. Je remercie le team CMR de me faire confiance, car ce n’est pas facile, on le sait. C’est la concrétisation d’un plus grand rêve et Spa-Francorchamps, pour un Belge, cela reste le Graal. »

Nigel Bailly (CMR) : Les 24 Heures de Spa,

Comment avez-vous vécu la découverte de la Bentley ?

« Le pilotage de la Bentley était quelque peu compliqué pour moi, car je n’avais jamais fait de GT3 auparavant. C’était tout un ensemble de repères totalement différent que j’ai dû adopter. C’est clair que par rapport à une LMP2, c’est plus lourd, cela permet de plus monter sur les vibreurs ce que je n‘avais pas l’habitude de faire par le passé. On sait que ce n’est pas la plus évidente à piloter du plateau, mais elle va très vite en ligne droite et également dans les virages où l’aéro est important. »

Vous avez fait une pige à Misano, en Ultimate Cup Series, il y a trois semaines avec la Bentley. C’était une façon de poursuivre votre apprentissage avant Spa ?

« Le meeting de Misano m’a aidé à parfaire mon pilotage et découvrir d’autres techniques qu’il fallait explorer pour bien prendre la mesure de la voiture. Essayer d’appliquer ces paramètres là pour tenter de bien figurer ce week-end. »

Nigel Bailly et ses coéquipiers Antonin Borga et Stéphane Lémeret reçoivent le renfort de Maxime Soulet, ancien pilote d’usine Bentley Motorsport…

« Nous avons vraiment un très bel équipage avec Antonin Borga qui a fait Le Mans et qui est très rapide, notre vétéran Stéphane Lémeret qui n’a plus rien à démontrer en termes de vitesse et bien sûr, Maxime Soulet qui sera un atout important puisqu’il connaît parfaitement la voiture. »

Comment se passe votre week-end jusqu’ici ?

« Jusqu’à présent, tout s’est bien déroulé. Nous avons fait ce que nous avions à faire sur la voiture, sur les différents setups, les différents pilotes. Nous avons privilégié le temps de piste pour les trois autres pilotes, Maxime, Antonin et Stéphane pour la course. Je prendrai le départ donc j’ai un peu la pression de bien faire. Nous espérons faire une course propre, sans erreur et sans dépasser les track limit car c’est véritablement ça qui va faire la différence. Je pense que les choses évolueront positivement ensuite. L’objectif est de rallier l’arrivée à 16h45 dimanche. »

Quelles sont les différences entre piloter de nuit ici et au Mans ?

« Je n’ai pas beaucoup roulé de nuit, avec seulement deux tours et demis réalisés. Ce que je sais déjà, c’est que je ne ferai pas la nuit. Ce n’est pas que je ne veux pas, mais c’est dans cette démarche de maximiser le temps de roulage de mes trois coéquipiers, pour des raisons de performances, bien compréhensibles. De nuit, dans les quelques tours que j’ai pu faire, on voit que la piste est bien plus sale qu’au Mans. Il va vraiment falloir faire une course intelligente. »

Comment vous sentez-vous à quelques heures du départ ?

« Je me rends compte qu’il y a beaucoup de travail à faire avant le départ. Nous sommes à quelques heures, j’ai beaucoup de gens qui viennent me voir, mais je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps à leur accorder et j’en suis vraiment désolé. Tout le monde est content d’être là, le team est exceptionnel et l’ambiance est bonne. Toutes les conditions sont réunies pour faire les choses correctement. »

Rédacteur en chef d'Endurance24 depuis 2018, mon objectif est de développer ce site et d'en faire un média à part entière. J'arpente les circuits européens depuis plusieurs années afin de produire un contenu pertinent, au plus près des acteurs du monde du sport automobile.
À propos de l'auteur, Florian Defet

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