| 29 mai 2025 | par

Monza comme point final pour Andrea Bertolini

Ferrari

Ce week-end à Monza, Andrea Bertolini prendra le départ de sa dernière course, mettant un terme à une carrière aussi longue que discrète, principalement consacrée à Ferrari et au développement de ses GT.

Ce n’est pas dans la lumière des projecteurs qu’Andrea Bertolini s’est fait un nom, mais bien dans l’ombre des ateliers et sur les longues distances des circuits GT. À 51 ans, le pilote italien disputera sa dernière course en compétition sur ses terres, au volant de la Ferrari 296 GT3 n°52 d’AF Corse – Francorchamps Motors, en compagnie de Louis et Jef Machiels.

Originaire de Sassuolo, commune voisine de Maranello, Bertolini débute en karting à l’adolescence, avant de devenir, à seulement 19 ans, pilote d’essai pour Ferrari. Il s’illustre ensuite avec Maserati dans les années 2000, notamment au volant de la MC12, avec laquelle il décroche trois titres en FIA GT (2006, 2008, 2009), puis le championnat FIA GT1 en 2010 aux côtés de Michael Bartels.

Dans la décennie suivante, il élargit son palmarès aux courses d’endurance : vainqueur en Asian Le Mans Series (2013), champion ELMS en GTE (2014), et surtout victorieux en GTE Am aux 24 Heures du Mans 2015 et champion WEC GTE Am la même année avec SMP Racing . Il participera au total à sept éditions du double tour d’horloge sarthois entre 2012 et 2018.

Son dernier fait d’armes remonte à 2022, avec un titre Pro-Am en GT World Challenge Europe Endurance Cup, une fois encore dans le giron AF Corse, structure à laquelle il est resté fidèle au fil des ans.

Plutôt que de courir après les flashs ou la notoriété, Bertolini s’est imposé dans un rôle plus discret : celui du metteur au point, du relais fiable, de l’homme sur qui l’on peut compter pour transformer un bon châssis en une voiture capable de gagner. Il a notamment été impliqué dans le développement des Ferrari 458, 488, puis 296 GT3.

Monza, temple de la vitesse et dernier théâtre de sa carrière, ne sera pas le lieu d’un adieu flamboyant. Mais bien celui d’un ultime relais, symbole d’un parcours mené sans fioritures, avec rigueur et loyauté.

Journaliste et rédacteur en chef d'Endurance24 Directeur de la publication du magazine Drivers Club
À propos de l'auteur, Florian Defet

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