À l’aube des 4 Heures de Silverstone, avant-dernière manche du championnat ELMS, Mathys Jaubert fait le point sur une saison contrastée avec IDEC Sport et évoque ses perspectives avec Genesis Magma Racing, dont il est membre du Trajectory Program.
« On ne regarde pas vraiment le championnat, on est là pour apprendre et pour gagner », annonce d’emblée Mathys Jaubert, concentré sur l’essentiel à l’approche d’un week-end décisif. Engagé sur l’Oreca 07 n°18 d’IDEC Sport aux côtés de Jamie Chadwick et Daniel Juncadella, le jeune pilote français vit une saison ELMS marquée par un début prometteur avec deux victoires, suivi de quelques revers ; la deuxième partie de saison ayant été marquée par deux manches sans le moindre point, en Italie puis plus récemment en Belgique.
« À Imola, c’est une petite erreur en piste, pas vraiment de pilotage. À Spa, c’est différent : une situation ambigüe dans le règlement, on était au mauvais endroit au mauvais moment. Ce n’est ni la faute de Dani, ni de l’ingénieur. La lumière n’était pas allumée, donc on est rentrés, mais la direction de course a quand même mis une pénalité. On ne pouvait rien faire. »
Malgré ces incidents, le trio aborde l’avant-dernière épreuve de la saison en 3e position du championnat LMP2, à 26 points de VDS Panis Racing. « Ce week-end, on ne pense pas au championnat. Peut-être à cinq minutes de l’arrivée, mais avant ça, non. On est là pour scorer des points, et parfois il faut savoir se contenter d’un podium plutôt que de tout risquer pour une victoire. »

© Paola Depalmas
Silverstone s’annonce piégeux, notamment sur le plan météo dimanche. « Je pense que ce sera un week-end complètement mouillé, surtout dimanche. Les autres ont testé en slicks, donc on sera peut-être désavantagés sur le sec. Mais sous la pluie, ce sera une découverte pour moi : je n’ai pas encore roulé dans ces conditions cette saison. »
Côté équipe, la stabilité est de mise malgré le développement de la Genesis GMR-001 et les différentes personnes menant les deux de front « On a les mêmes personnes depuis le début, le même ingénieur (Matthieu Leroy, ingénieur en chef de la LMP2 n°18, impliqué dans le programme Hypercar. Ndlr). Ça se passe bien, donc pas de raison de changer. » Et les performances sont là : « À Spa, on finit deuxième sur la ligne avant la pénalité. À Imola, on était dans le top 5 avant l’erreur. On est toujours aux avant-postes, que ce soit en qualif ou en course. »
En parallèle, Jaubert brille aussi en Porsche Carrera Cup France, malgré quelques contretemps. « L’an dernier, on se battait pour le top 8. Cette année, malgré quatre courses sans points, je suis toujours dans le top 5 quand je roule. La voiture marche très bien. » À quatre courses de la fin, il reste en lice pour le titre. « Il y a 14 points d’écart, tout peut se jouer. Le Castellet, c’est à la maison, donc j’ai confiance. Valencia sera plus compliqué, on n’a pas testé. »

© Paola Depalmas
Enfin, l’avenir commence à se dessiner pour Mathys Jaubert, qui espère intégrer pleinement le programme Genesis Magma Racing. « L’objectif, c’est d’intégrer le programme, idéalement en tant que réserviste pour apprendre la voiture et progresser dès la première saison. Je ne sais pas encore s’ils vont me garder une année de plus dans le Trajectory Program ou me positionner directement comme troisième pilote. À mon avis, ils vont aligner deux titulaires par voiture, et il y a peu de chances que je sois l’un d’eux. Si je suis retenu comme titulaire, ce serait uniquement pour les courses longues. Sinon, ce sera en tant que réserviste, probablement comme septième pilote. »
« Je n’ai pas encore eu de nouvelles, mais ça devrait se décider après ce week-end. Ce serait une très belle expérience. L’idée, c’est vraiment d’apprendre directement dans la voiture, plutôt que de rester en ELMS ou dans d’autres championnats. »
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