Trois semaines après ses débuts en FIA WEC à Imola, Genesis Magma Racing aborde déjà une nouvelle étape de son apprentissage à Spa-Francorchamps. Après une première course encourageante, l’équipe coréenne entend désormais confirmer les signaux positifs aperçus en Italie tout en poursuivant le développement de la GMR-001 Hypercar.
Pour sa première apparition en compétition, Genesis Magma Racing a rempli l’essentiel à Imola : voir ses deux voitures à l’arrivée. Malgré un problème mineur de capteur de couple sur la GMR-001 n°19 de Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin et Daniel Juncadella, rapidement résolu après un passage au garage, les deux prototypes ont pu boucler leur toute première course.
Un point fondamental pour une structure encore en phase d’apprentissage, qui reste concentrée sur ses propres performances avant de regarder la hiérarchie pure.

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Sur la n°17, Mathys Jaubert, véritable espoir français de l’endurance, a particulièrement marqué les esprits lors de son relais en course. Le Français a notamment contenu pendant près de trente tours Nicklas Nielsen et la Ferrari n°50 dans ses échappements sur un tracé où il reste particulièrement difficile de dépasser.
“Le résultat viendra par lui-même”
Avant d’aborder Spa-Francorchamps, l’objectif reste clair du côté de Genesis : continuer à apprendre et fiabiliser le package. « L’objectif, ça va être le même : ne pas faire d’erreurs, être constant, ne pas prendre de pénalités. Et si on est assez performants en termes d’organisation, de stratégie et globalement dans l’équipe, je pense que le résultat viendra par lui-même. » Entre Imola et Spa, « les ingénieurs qui ont travaillé sur les systèmes et sur les principaux défauts qu’on avait là-bas. »
Un potentiel déjà visible
Si Genesis continue d’insister sur sa prudence, les premiers enseignements sont encourageants concernant les bases de la GMR-001.
« Les feedbacks sont très similaires entre les deux voitures. Ce sont des choses qui ne sont pas faciles à corriger, mais si on les corrige, on pourra gagner énormément de temps au tour.
On sait que la base de la voiture, en termes de grip mécanique et d’aéro, est très bonne. Maintenant, il faut surtout travailler sur les systèmes, le traction control et tout ce qui est autour de la voiture. »

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Un domaine où Genesis doit encore rattraper son retard face aux références établies du plateau Hypercar. « Aujourd’hui, on est face à des constructeurs qui ont trois ou quatre ans d’expérience dans le championnat. Donc oui, c’est sur ces systèmes-là qu’on va pouvoir s’améliorer. Le châssis et l’aéro… on sent qu’on a pris l’expérience des ingénieurs chez Genesis et chez Oreca, et ils ont fait un travail extraordinaire. »
Un rookie déjà dans le rythme
Auteur d’un relais remarqué à Imola, le jeune homme de 21 ans continue lui aussi sa progression dans la catégorie Hypercar. « Le relais du milieu n’est jamais évident. L’an dernier (en LMP2. Ndlr), on avait préféré mettre Daniel Juncadella dans cette position pour me mettre dans les meilleures conditions pour la fin de course. Là, j’ai fait mon maximum et je suis assez content de ce que j’ai pu faire. »
Le Français reste néanmoins lucide avant Spa, un circuit très différent d’Imola. « On sait qu’Imola est un circuit où il est compliqué de doubler. Maintenant, si à Spa on arrive à faire la même chose, soit dépasser, soit retenir certaines voitures pendant plusieurs tours, là on sera satisfaits.
Je pense que la partie importante cette année, c’est de finir les courses, montrer que la voiture est fiable et montrer petit à petit qu’on devient plus performants au fil de la saison. »
Après des débuts jugés encourageants, Genesis Magma Racing abordera donc Spa avec le même mot d’ordre : apprendre, progresser et continuer à construire les fondations de son programme Hypercar.

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